Discipline visant à une harmonisation de l'environnement humain, depuis la conception des objets usuels jusqu'à l'urbanisme.
Ergonomie (source : Larousse)
Étude quantitative et qualitative du travail dans l'entreprise, visant à améliorer les conditions de travail et à accroître la productivité. (Le but de cette science est de tenter d'adapter le travail à l'homme en analysant notamment les différentes étapes du travail industriel, leur perception par celui qui exécute, la transmission de l'information et, de façon parallèle, l'apprentissage de l'homme qui doit s'adapter aux contraintes technologiques.)
Lean (source : Wikipedia)
L'école de philosophie du lean est marquée (dans la lignée du taylorisme) par la recherche de la performance (en matière de productivité, de qualité, de délais, et enfin de coûts), censée être plus facile à atteindre par l'amélioration continue et l'élimination des gaspillages (muda en japonais), afin d'améliorer la valeur globale.
J'ajoute volontairement le lean car nous ne sommes pas devant une machine pour effectuer une tâche, mais pour effectuer de multiples tâches qui souvent sont organisées à l'intérieur d'un ensemble dont la structure est souvent le temps (faire b après a) et/mais parfois d'autres dépendances (si a fait comme cela alors b sera contraint ainsi) : les workflows, flux de travaux, sont parfois simples, parfois complexes, mais tout ou partie est réalisée sur un seul et même outil physique. Ajouter lean a du sens il me semble car il complète par des exigences l'ergonomie du poste en prenant en compte l'organisation des flux de travaux.
On les confond tellement, design & ergonomie, que les designers eux mêmes sont devenus des ergonomes. Bien que la distinction existe toujours, on peut constater il me semble que le design inclu souvent de facto l'ergonomie comme pan essentiel à une réalisation réussie. On peut ajouter qu'il est intéressant de constater que les designers ont pris le pas sur les ergonomes : cela reflète assez bien que les notions de "beau" et de "joli", difficilement quantifiables car assez subjectives, de plus très évolutives et mouvantes, sont, malgré ces difficultés à être stables, prises comme condition première.
GNOME a (il me semble, c'est un ressenti post-usage et non une affirmation qu'il y a une volonté du projet) effectivement pris cette approche en démarche centrale de sa refonte.
Et perso je rêve que l'on rendent hommage aux bibliothèques, qu'elles aient toutes un nom, un logo, bref une identité. Que l'on déporte cette identification, donc quelque part cette reconnaissance dans les deux sens de ce mot, des GUI vers les bibliothèques.
Le chemin serait long, car même dans le Libre beaucoup de logiciels sont réalisés selon le précepte de l'entité indépendante. Un logiciel = une GUI, une ou des biblio, un nom et un logo. Kdenlive n'est pas un ensemble de fonctions transformant la GUI de base de lecture de vidéos en logiciel de montage, mais un logiciel et un projet à part. Krita n'est pas un ensemble de fonctions permettant au visualiseur d'image de se transformer en fantastique outil de création, mais un logiciel et un projet à part. Je rêve que ces projets à part continuent comme cela, mais en changeant simplement leur vision de la GUI : passer vers l'intégration des fonctions sur le socle de base initial : que "images" (gwenview) puisse charger tout cela à la demande.
Ce n'est pas anodin, et pas seulement une question de design, d'intégration, d'identité visuelle : c'est également de l'ergonomie qui permettrait d'améliorer significativement l'usage du bureau graphique en simplifiant drastiquement les GUI par une réduction de leur nombre.
C'est aussi une question de lean, d'organisation des flux : j'ouvre une image pour la voir avec x, puis j'y fait des retouches de luminosité avec le logiciel y, et je l'intègre à un texte comme illustration avec le logiciel z. 3 logiciels lancés, 3 sauvegardes à faire, 3 GUI différentes à utiliser, avec inhérent à cela : perte de temps, perte d'espace, apprentissage de 3 logiciels.
Si le logiciel propriétaire est fortement lié à cet état de fait, parce qu'il a (très très souvent) la nécessité d'être livré en entité autonome où l'identification se fait ur un ensemble complet (GUI+bib), le logiciel Libre est beaucoup moins impacté par ces contraintes. De plus les bureaux propriétaires doivent laisser de la place à ces logiciels propriétaires, ils intègrent, mais un peu, pas beaucoup, pas question d'avoir un logiciel de montage vidéo complet intégré au bureau, pour reprendre cet exemple. Seul le libre peut arriver à recentrer les GUI sur les besoins fondamentaux des utilisateurs : importer - faire - exporter. Seul le libre peut se permettre de proposer un bureau où il serait naturel d'importer un texte, quelque soit son format d'origine, pour le travailler avec de classiques outils de traitement de texte, le mettre en forme avec des outils vectoriels de pao, puis le calibrer pour impression, le tout depuis une seule et même gui chargeant les fonctions à la demande, et sans jamais avoir à faire "ouvrir - quitter" plus d'une seule fois.
Bref, seul un bureau libre peut être lean.
(pour reprendre ce terme àlamode parfois contreversé, mais ici sans jugement de valeurs autre que le gain d'une meilleure organisation des flux de travaux)
GNOME Shell prends, il me semble, ce chemin, "documents" par exemple commence à être vraiment sympa à utiliser (fusionnant les outils de visionnage, de recherches et de classement automatique). Mais on est encore loin d'un bureau intégré. Et l'on voit encore beaucoup de gui à part, voir de biblio qui sont développées sur un besoin d'une gui.
Je voulais finir en casant "super héros" pour les développeurs de biblio, mais je ne trouve pas la phrase ;-) ha si, tiens, c'est fait! Mes 2 cents
[^] # Re: Mouais
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Le libre et l'expérience utilisateur. Évalué à 5. Dernière modification le 12 février 2017 à 10:32.
Désign (source : Larousse)
Ergonomie (source : Larousse)
Lean (source : Wikipedia)
J'ajoute volontairement le lean car nous ne sommes pas devant une machine pour effectuer une tâche, mais pour effectuer de multiples tâches qui souvent sont organisées à l'intérieur d'un ensemble dont la structure est souvent le temps (faire b après a) et/mais parfois d'autres dépendances (si a fait comme cela alors b sera contraint ainsi) : les workflows, flux de travaux, sont parfois simples, parfois complexes, mais tout ou partie est réalisée sur un seul et même outil physique. Ajouter lean a du sens il me semble car il complète par des exigences l'ergonomie du poste en prenant en compte l'organisation des flux de travaux.
On les confond tellement, design & ergonomie, que les designers eux mêmes sont devenus des ergonomes. Bien que la distinction existe toujours, on peut constater il me semble que le design inclu souvent de facto l'ergonomie comme pan essentiel à une réalisation réussie. On peut ajouter qu'il est intéressant de constater que les designers ont pris le pas sur les ergonomes : cela reflète assez bien que les notions de "beau" et de "joli", difficilement quantifiables car assez subjectives, de plus très évolutives et mouvantes, sont, malgré ces difficultés à être stables, prises comme condition première.
GNOME a (il me semble, c'est un ressenti post-usage et non une affirmation qu'il y a une volonté du projet) effectivement pris cette approche en démarche centrale de sa refonte.
Et perso je rêve que l'on rendent hommage aux bibliothèques, qu'elles aient toutes un nom, un logo, bref une identité. Que l'on déporte cette identification, donc quelque part cette reconnaissance dans les deux sens de ce mot, des GUI vers les bibliothèques.
Le chemin serait long, car même dans le Libre beaucoup de logiciels sont réalisés selon le précepte de l'entité indépendante. Un logiciel = une GUI, une ou des biblio, un nom et un logo. Kdenlive n'est pas un ensemble de fonctions transformant la GUI de base de lecture de vidéos en logiciel de montage, mais un logiciel et un projet à part. Krita n'est pas un ensemble de fonctions permettant au visualiseur d'image de se transformer en fantastique outil de création, mais un logiciel et un projet à part. Je rêve que ces projets à part continuent comme cela, mais en changeant simplement leur vision de la GUI : passer vers l'intégration des fonctions sur le socle de base initial : que "images" (gwenview) puisse charger tout cela à la demande.
Ce n'est pas anodin, et pas seulement une question de design, d'intégration, d'identité visuelle : c'est également de l'ergonomie qui permettrait d'améliorer significativement l'usage du bureau graphique en simplifiant drastiquement les GUI par une réduction de leur nombre.
C'est aussi une question de lean, d'organisation des flux : j'ouvre une image pour la voir avec x, puis j'y fait des retouches de luminosité avec le logiciel y, et je l'intègre à un texte comme illustration avec le logiciel z. 3 logiciels lancés, 3 sauvegardes à faire, 3 GUI différentes à utiliser, avec inhérent à cela : perte de temps, perte d'espace, apprentissage de 3 logiciels.
Si le logiciel propriétaire est fortement lié à cet état de fait, parce qu'il a (très très souvent) la nécessité d'être livré en entité autonome où l'identification se fait ur un ensemble complet (GUI+bib), le logiciel Libre est beaucoup moins impacté par ces contraintes. De plus les bureaux propriétaires doivent laisser de la place à ces logiciels propriétaires, ils intègrent, mais un peu, pas beaucoup, pas question d'avoir un logiciel de montage vidéo complet intégré au bureau, pour reprendre cet exemple. Seul le libre peut arriver à recentrer les GUI sur les besoins fondamentaux des utilisateurs : importer - faire - exporter. Seul le libre peut se permettre de proposer un bureau où il serait naturel d'importer un texte, quelque soit son format d'origine, pour le travailler avec de classiques outils de traitement de texte, le mettre en forme avec des outils vectoriels de pao, puis le calibrer pour impression, le tout depuis une seule et même gui chargeant les fonctions à la demande, et sans jamais avoir à faire "ouvrir - quitter" plus d'une seule fois.
Bref, seul un bureau libre peut être lean.
(pour reprendre ce terme àlamode parfois contreversé, mais ici sans jugement de valeurs autre que le gain d'une meilleure organisation des flux de travaux)
GNOME Shell prends, il me semble, ce chemin, "documents" par exemple commence à être vraiment sympa à utiliser (fusionnant les outils de visionnage, de recherches et de classement automatique). Mais on est encore loin d'un bureau intégré. Et l'on voit encore beaucoup de gui à part, voir de biblio qui sont développées sur un besoin d'une gui.
Je voulais finir en casant "super héros" pour les développeurs de biblio, mais je ne trouve pas la phrase ;-) ha si, tiens, c'est fait! Mes 2 cents