• # Pour savoir où on met les pieds

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le libre et l'expérience utilisateur. Évalué à 6. Dernière modification le 10 février 2017 à 17:36.

    Alors j'ai un peu trainé sur le site, et je suis tombé sur ça :

    Pour définir une cession et son prix il faut connaitre les besoins en diffusion. Cela n'a rien à voir avec ton prix de réalisation.

    On est ici dans l'opposition complète au libre, qui ne s’intéresse pas à la diffusion (combien, support etc) mais au coût de réalisation justement : dans le libre un truc coûte 1000, on le facture 1000+marge que ce soit pour faire un tableau accroché à un mur ou pour diffusion à 1 Milliard d'exemplaires sur 1 milliard de support, et non pas suivant combien ça peut être bankable (le libre interdisant de limiter la diffusion, le client dirait que c'est pour son salon puis le diffuserai légalement à 1 milliard d'exemplaires, bref ça sert à rien). Si on est l' "investisseur", OK on regarde le coût vis à vis du nombre d'exemplaires à prix x, mais c'est pour trouver le point mort vis à vis du coût de réalisation, toujours lui (pas de "rien à voir").

    Perso, quand je fait un devis je regarde combien de temps ça me prend et jamais qui va l'utiliser (aucun impact sur mon taf), pourquoi des gens parlent de "prix de cession"?

    Alors, du coup, perso ça me fait poser des questions sur l'auteur vis à vis du libre : aime-t-il le libre et voudrait l'aider, ou le libre est-il un ennemi à flinguer pour lui car tue la possibilité de faire du bankable en limitant la diffusion, et c'est juste le plaisir de taper dessus?
    Je suis preneur d'info sur la position idéologique de l'auteur du billet à propos du libre (avec des exemples si possible de travail libre qu'il aurait effectué) pour savoir plus sur l'auteur, et surtout savoir où on met les pieds.

    En attendant, les codeurs du libre sont critiqués, mais peut-être que le problème vient de la grosse pénurie de graphistes/designers/artistes sensibilisés au libre, et prêts à accepter de respecter le libre sans faire un "prix de cession" délirant. L'auteur du billet est-il prêt à faire du libre contrairement à ses collègues qui hurlent que le libre ça pue (regarder les commentaires violent sur l'idée d'art libre)?

    Note : je recherche des graphistes/designers/artistes pour mes logiciels. En libre bien sûr (je fais quasi-tout en libre, je ne peux pas dire combien d'exemplaires seront diffusés), et à un tarif compatible avec mon budget (pas petit, mais pas non plus permettant de payer des millions, faut une rentabilité sinon ben comme beaucoup on ne peut pas se permettre et on reste avec un design pourri comme on a du "code pourri" faute de pouvoir payer des codeurs au niveau d'Apple/Google/etc) et/où prêt à prendre les risques avec moi (partage sur les gains plutôt que fixe).