En 2003, on en est toujours à se satisfaire en parlant de "pénétration du marché" et de pourcentage d'équipement.
Tout cela est bien joli, mais lorsque son entreprise est située en dehors d'une agglomération de taille conséquente, et que ses besoins en transfert sont relativement élevés, on n'a que trios possibilités :
- Déménager vers une zone couverte par une solution haut débit.
- Etre à la rue et se contenter de numéris et de sa facture maxi.
- Baver devant les tarifs de liaisons spécialisées
Internet progresse ? Super.
Internet coûte de moins en moins cher ? Très bien.
Mais la rupture n'est plus là !
Aujourd'hui a problématique est toute autre : Avoir une liaison permanente et haut débit (je me contenterai de 256 Kb), ou être totalement détaché des possibilités (et obligations : cf déclarations de taxe professionnelle) de communication actuelles.
Les jolis graphiques de comparaison entre pays ne mentionnent pas (et l'étude de facon bien pauvre) que les autres ont du numéris à bas prix depuis des années (je pense à l'allemagne), et que chez nous cela reste un produit de luxe (oui monsieur) !
Sur 36000 communes, 30000 n'ont pas de moyens de connexion haut débit (ni même moyen :p) et permanents ! Ca l'ART ne le sait pas, je ne suis pas certain que province évoque autre chose pour eux que vacances.
De notre coté, on a résolu le problème depuis quelques semaines seulement, grâce au satellite bidirectionnel. En attendant, d'autres ont quitté la "zone d'activité" comme ils disent.
Pourquoi pas avant ? Parce que c'était interdit en France par ... l'ART, vous avez bien suivi.
Vous aurez donc compris quel bien je pense de ce superbe rapport où l'auto-satisfaction n'a d'égal que le décalage avec la (triste) réalité.
Bienvenue au 21 ème siècle.
Mike
# Mouaip ...
Posté par Maillequeule . En réponse à la dépêche ART : Internet, un bilan du marché français. Évalué à 10.