Je crois que tu n'as pas totalement bien cerné le problème avec une longue série climatologique. Comme je l'ai dit, il s'agit surtout d'avoir une série cohérente avec elle-même. Or pour cela, un bon début, c'est d'utiliser dans le temps la même méthodologie sur cette série dans les mêmes conditions. Ça veut dire qu'un changement de manuel vers automatique sur une série, comme tout autre changement significatif, va très probablement perturber la série, au sens, la série sera dorénavant comparable avec elle-même uniquement à partir de ce changement, autrement dit, la série est cassée. Bien sûr, d'autres changements, comment changement de personne qui fait les relevés, nouveau thermomètre mal calibré, etc. peuvent casser la série. Mais ces autres perturbations peuvent parfois être corrigés rapidement (la personne apprend à faire son bouleau, nouveau thermomètre commandé qui marche, etc.) et, surtout, ne sont normalement pas généralisées. En comparant avec des stations proches, tu vas des fois pouvoir comparer et détecter les anomalies. Avec le passage de manuel à automatique, c'est beaucoup de séries qui cassent d'un coup.
Il n'y a pas de mal à commencer une nouvelle série avec une station automatique ; encore faut-il que ce soit fait sérieusement, ce qui n'est malheureusement trop souvent pas le cas. Mais ce qui est dommage, c'est d'essayer de continuer une série initialement manuelle à l'aide d'une station automatique, sans vérifier préalablement que les données des deux sont comparables (en pratique c'est souvent pas le cas), ce qui n'est pas fait, probablement parce que la climatologie n'intéresse pas grand monde.
Donc en un certain sens, ce n'est en effet pas un problème intrinsèque à l'automatisation, mais au manque de sérieux avec laquelle elle a été utilisée.
[^] # Re: Le code de la route n'est rien d'autre qu'un ensemble de protocoles pour réseaux routiers
Posté par anaseto . En réponse au journal Et vous, vous voulez qu'elle fasse quoi votre voiture autonome ?. Évalué à 2.
Je crois que tu n'as pas totalement bien cerné le problème avec une longue série climatologique. Comme je l'ai dit, il s'agit surtout d'avoir une série cohérente avec elle-même. Or pour cela, un bon début, c'est d'utiliser dans le temps la même méthodologie sur cette série dans les mêmes conditions. Ça veut dire qu'un changement de manuel vers automatique sur une série, comme tout autre changement significatif, va très probablement perturber la série, au sens, la série sera dorénavant comparable avec elle-même uniquement à partir de ce changement, autrement dit, la série est cassée. Bien sûr, d'autres changements, comment changement de personne qui fait les relevés, nouveau thermomètre mal calibré, etc. peuvent casser la série. Mais ces autres perturbations peuvent parfois être corrigés rapidement (la personne apprend à faire son bouleau, nouveau thermomètre commandé qui marche, etc.) et, surtout, ne sont normalement pas généralisées. En comparant avec des stations proches, tu vas des fois pouvoir comparer et détecter les anomalies. Avec le passage de manuel à automatique, c'est beaucoup de séries qui cassent d'un coup.
Il n'y a pas de mal à commencer une nouvelle série avec une station automatique ; encore faut-il que ce soit fait sérieusement, ce qui n'est malheureusement trop souvent pas le cas. Mais ce qui est dommage, c'est d'essayer de continuer une série initialement manuelle à l'aide d'une station automatique, sans vérifier préalablement que les données des deux sont comparables (en pratique c'est souvent pas le cas), ce qui n'est pas fait, probablement parce que la climatologie n'intéresse pas grand monde.
Donc en un certain sens, ce n'est en effet pas un problème intrinsèque à l'automatisation, mais au manque de sérieux avec laquelle elle a été utilisée.