• # Pas sûr de tout comprendre

    Posté par . En réponse au journal Pourquoi Windows. Évalué à 10.

    Personnellement, je trouve ce texte assez cohérent, cependant je peux me tromper.

    Cohérent, peut être. Pertinent, je reste assez dubitatif, surtout que je ne suis pas certain de comprendre où il veut en venir.

    Parmi les ~ 40000 interfaces qu'il cite, par exemple, il y en a qui permettent de faire des appels système, d'autres qui permettent de faire de l'affichage, d'autre qui permettent d'appeler une macro Excel... C'est justement ce bordel "intégré" qui donne de l'urticaire quand on est Linuxien. Un système est composé de plusieurs couches, qui ont chacune leurs spécificités ; on peut avoir Linux avec ou sans GNU, avec ou sans serveur X, avec tel ou tel bureau... Les choses sont modulaires, et à chaque niveau on a éventuellement plusieurs choix. Évidemment, ça veut dire qu'on n'est pas sûr de retrouver toutes les couches sur toutes les machines, et que si on met en place un logiciel complexe qui a besoin de Linux, systemd, et Gnome, alors le porter sur un smartphone va être coton.

    Le seul point où je lui donnerais raison, c'est l'histoire des parties qui se chevauchent et qui ne cohabitent pas forcément bien. Sur le papier, c'est génial de se dire qu'on a une indépendance entre le noyau, le serveur X, le bureau, le système d'init, etc. Le problème, c'est qu'en pratique, ça ne fonctionne pas, parce que ces parties ne sont pas interchangeables et que leurs interfaces et leurs interactions ne sont pas standardisées. Si on change de bureau, tout va être réinitialisé : le fond d'écran, les icones, la taille des polices, etc. On dirait les chargeurs de téléphone d'il y a 10 ans : 50 modèles sur le marché, 50 fois le même besoin, 50 connecteurs différents. Et ça, c'est à tous les niveaux ; on a bien vu par exemple les débats autour de systemd, avec le problème majeur soulevé par un logiciel monolithique qui dépasse du cadre : il faut adapter l'ensemble de l'écosystème à ce nouveau fonctionnement, ce qui limite en pratique fortement la concurrence.