Je pense que c'est une erreur de réduire ça à "la caste des politiciens".
Je pense que si Cahuzac s'en soit sorti aussi bien, c'est surtout parce qu'il fait partie des "gens aisés". Je pense que n'importe quel chirurgien, homme d'affaire ou autre "notable" s'en serait sorti aussi bien, indépendamment du fait d'être politicien ou non.
Je pense même qu'il est possible qu'il s'en soit sorti moins bien que s'il n'avait pas été politicien (et par conséquent personne publique).
Du coup, réagir négativement envers la classe politique, c'est se tromper de combat, voire être contre-productif (car ça arrange bien certains que les privilèges des gens aisés soient rendus invisibles par le discours qui prétend que c'est un problème de politicien).
Après, non, il ne faut pas s'étonner de la monter du populisme. Mais j'avoue être de plus en plus pessimiste là-dessus: l'élection de Trump a montré que la discussion ne sert absolument à rien, et que la seule façon de réellement œuvrer pour le bien commun, c'est de ne pas s'opposer frontalement aux masses populistes (sinon, ils se radicalisent encore plus), mais de les brosser dans le sens du poil tout en créant des mesurettes inutiles. Au final, faire exactement ce qu'on reproche à la classe politique actuellement.
[^] # Re: Intérêt ?
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Deux ans après, Charlie Hebdo de cette semaine. Évalué à 1.
Je pense que c'est une erreur de réduire ça à "la caste des politiciens".
Je pense que si Cahuzac s'en soit sorti aussi bien, c'est surtout parce qu'il fait partie des "gens aisés". Je pense que n'importe quel chirurgien, homme d'affaire ou autre "notable" s'en serait sorti aussi bien, indépendamment du fait d'être politicien ou non.
Je pense même qu'il est possible qu'il s'en soit sorti moins bien que s'il n'avait pas été politicien (et par conséquent personne publique).
Du coup, réagir négativement envers la classe politique, c'est se tromper de combat, voire être contre-productif (car ça arrange bien certains que les privilèges des gens aisés soient rendus invisibles par le discours qui prétend que c'est un problème de politicien).
Après, non, il ne faut pas s'étonner de la monter du populisme. Mais j'avoue être de plus en plus pessimiste là-dessus: l'élection de Trump a montré que la discussion ne sert absolument à rien, et que la seule façon de réellement œuvrer pour le bien commun, c'est de ne pas s'opposer frontalement aux masses populistes (sinon, ils se radicalisent encore plus), mais de les brosser dans le sens du poil tout en créant des mesurettes inutiles. Au final, faire exactement ce qu'on reproche à la classe politique actuellement.