Au passage, il n'y a aussi pas besoin de fibre et d'ethernet gigabit pour y accéder, ni de bourrer les tuyaux du FAI pour accéder à une toute petite info.
Le visionnage de vidéos est une activité passive. On se fout devant son écran, et on écoute ou pas, on regarde dehors, on va pisser en montant le son. On peut dire "j'ai fait le MOOC machin truc, une formation de 37h de cours" sans pour autant s'être jamais concentré.
Attention, hein, je ne dis pas que c'est inutile. Déja, ça permet une certaine créativité autour de la compétition atrocement féroce que se livrent les internautes qui souhaitent communiquer. Ça a permi par exemple de faire émerger une génération très prometteuse de vulgarisateurs scientifiques de "nouvelle génération", qui pourraient finalement donner à la culture scientifique une visibilité qu'elle n'a jamais connu à la télévision, par exemple, faute de bons communicants. Par ailleurs, ça permet aussi de toucher des gens qui ne seraient pas touchés par un document écrit, pour plein de raisons, y compris culturelles. En discutant avec les plus jeunes au boulot, on s'aperçoit que même ceux d'entre eux qui sont cultivés et intéressés par le monde qui les entoure n'ont pas du tout le même rapport avec les livres ou le support écrit ; ils ne savent pas lire en diagonale, ils n'ont pas l'intuition de comment on utilise un bouquin de référence (index, recherche rapide), et d'une manière générale ils ont l'habitude d'avoir l'info qui vient vers eux plutôt que d'aller chercher l'info où elle se trouve (y compris, par exemple, lire la doc d'un logiciel...).
[^] # Re: Arguments
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Une année bien remplie – Groupe Transcriptions de l’April. Évalué à 10.
Au passage, il n'y a aussi pas besoin de fibre et d'ethernet gigabit pour y accéder, ni de bourrer les tuyaux du FAI pour accéder à une toute petite info.
Le visionnage de vidéos est une activité passive. On se fout devant son écran, et on écoute ou pas, on regarde dehors, on va pisser en montant le son. On peut dire "j'ai fait le MOOC machin truc, une formation de 37h de cours" sans pour autant s'être jamais concentré.
Attention, hein, je ne dis pas que c'est inutile. Déja, ça permet une certaine créativité autour de la compétition atrocement féroce que se livrent les internautes qui souhaitent communiquer. Ça a permi par exemple de faire émerger une génération très prometteuse de vulgarisateurs scientifiques de "nouvelle génération", qui pourraient finalement donner à la culture scientifique une visibilité qu'elle n'a jamais connu à la télévision, par exemple, faute de bons communicants. Par ailleurs, ça permet aussi de toucher des gens qui ne seraient pas touchés par un document écrit, pour plein de raisons, y compris culturelles. En discutant avec les plus jeunes au boulot, on s'aperçoit que même ceux d'entre eux qui sont cultivés et intéressés par le monde qui les entoure n'ont pas du tout le même rapport avec les livres ou le support écrit ; ils ne savent pas lire en diagonale, ils n'ont pas l'intuition de comment on utilise un bouquin de référence (index, recherche rapide), et d'une manière générale ils ont l'habitude d'avoir l'info qui vient vers eux plutôt que d'aller chercher l'info où elle se trouve (y compris, par exemple, lire la doc d'un logiciel...).