Les énergies fossiles comme le pétrole sont aussi l'objet d'énormément de subventions, directes et indirectes.
Quel est le rapport avec la choucroute ? Il y a des transports en commun qui fonctionnent au pétrole, d'autres qui fonctionnent à l'électricité. On choisit le mode de propulsion en fonction de plusieurs critères, comme la fréquentation, le niveau de performances exigées...
Bref à supposer que les énergies fossiles soient « énormément subventionnées » (ce qui reste à prouver), cela voudrait simplement dire que les bus, les cars et les trains roulant au diesel sont également subventionnés (sans compter les bateaux et les avions de ligne, bien sûr). Et même les trains électriques, dans les pays où on produit de l'électricité au gaz et au charbon.
c'est quand même pas difficile d'imaginer que d'un point de vu coût pour la société dans son ensemble, des trains et des autobus sur des rails et lignes d'autobus placées stratégiquement avec logique
C'est donc super facile : il suffit de placer les infrastructures « stratégiquement avec logique ». Et, évidemment, personne n'y avait pensé avant...
Je croyais qu'avant chaque projet important d'infrastructures, de multiples études étaient diligentées afin d'évaluer le retour sur investissement à long terme en fonction de l'usage et des transformations espérées. Je me suis trompé : les décideurs publics prennent leurs décisions au hasard, illogiquement, à la va-vite et sans la moindre considération stratégique. Le TGV Paris-Lyon résulte d'un coup de bol, et les lignes de métro parisien ont failli se retrouver en Picardie...
Franchement, ce qui dissuade le plus d'utiliser les transports en public, c'est souvent leur inexistence ou leur fiabilité médiocre, pas trop le prix
Il faudrait peut-être réfléchir un peu :
si le prix ne dissuade pas, c'est précisément parce qu'il est massivement subventionné
l'inexistence des transports en public s'explique par le fait que les transports publics ne sont efficaces que sur des dessertes suffisamment fréquentées (désolé de me répéter, mais bon)
quant à la fiabilité médiocre, on a là un autre exemple de « yakafokon » : la fiabilité, ça se paie, par plus de maintenance sur les infrastructures, et/ou la construction d'infrastructures plus capacitaires, et/ou un remplacement plus fréquent du matériel roulant. Il est toujours facile de demander des améliorations quand on refuse d'en prendre en compte le coût...
Si on ne fait pas plus de transports en commun, c'est tout simplement parce qu'il y a un degré d'équipement au-delà duquel il devient moins efficace de continuer à construire des infrastructures supplémentaires, plutôt que laisser les gens prendre leur voiture. L'évaluation des coûts et bénéfices peut changer en fonction de l'évaluation qu'on fait des externalités (pollution, congestion, émissions de CO2...), ce qui explique que les politiques menées varient, mais le raisonnement de base ne change pas.
Remplacer une marche de quelques minutes vers un arrêt d'autobus, métro ou autre par l'utilisation d'une tonne de fer individuelle pour bouger quelques 75kg en moyenne, c'est une aberration écologique et économique
Ce qui serait un peu moins aberrant, ce serait d'arrêter de raisonner à partir de situations caricaturales comme tu le fais ci-dessus. Quand les gens décident de prendre leur voiture plutôt que d'hypothétiques transports en commun, c'est parce que cela leur permet un trajet plus court et/ou plus confortable. Pas pour faire chier les gens comme toi en adoptant délibérément un comportement que tu penses « aberrant ».
la raison d'habiter loin de son travail étant souvent une question de prix de logement, qui elle aussi représente un problème « simple » qui devient compliqué, mais se résoudrait facilement de pleins façons, comme par exemple des trucs aussi stupides comme appliquer des taxes suivant une loi exponentielle en fonction du nombre de logements dont on est propriétaire
À te lire, tout est super simple et même « stupide ». Il suffit de placer « les lignes d'autobus stratégiquement avec logique ». Il suffit d'appliquer une taxe exponentielle (rien que ça...), et hop, on résoud le problème du logement et de l'allongement des trajets domicile-travail.
Je passe sur la focalisation idéologique sur les gros propriétaires, alors que les tensions sur le marché immobilier sont la résultante du comportement individuel de millions de petits propriétaires. Mais bon, quand les problèmes sont difficiles à résoudre, il peut être tentant de repeindre la réalité pour promouvoir des « solutions » simplistes.
Si les pesticides dangereux étaient un évènement exceptionnel, le risque pourrait se comprendre parfaitement, tout est toujours question de compromis, mais ce n'est pas le cas, on sait parfaitement qu'il doit y en avoir suffisamment qui nous empoisonnent
On « sait parfaitement », mais quoi ? Qu'il « doit y en avoir suffisamment qui nous empoisonnent »... Bref, on sait parfaitement un truc à peu près indéfini.
Avant, avec des moyens bien plus limités, les gens arrivaient à se nourrir plus ou moins,
Mais quand ? Quels gens ? Comment se nourrissaient-ils (qualité, quantité, variété des aliments) ? Combien étaient-ils en France, en Europe, dans le monde ? Comment expliquer les famines passées malgré des populations largement plus faibles ?
Il y a une différence entre rejeter toute innovation et choisir une alternative plus raisonnable
Problème : l'innovation ne se décrète pas d'en haut, et les alternatives non plus. L'alternative aux pesticides, à part laisser les cultures crever épisodiquement en croisant les doigts pour que cela ne finisse pas en catastrophe (voir ci-dessous), elle n'existe pas pour l'instant. Et on ne sait pas quand elle arrivera, ce qui rend problématique d'abandonner les pesticides au prétexte qu'on attend de trouver mieux.
c'est absurde qu'il faille risquer de tout empoisonner avec haute probabilité
Est-il utile de demander une source sérieuse sur ce « risque de tout [sic] empoisonner avec haute probabilité » ? Et comment expliquer l'augmentation continuelle de l'espérance de vie, si les pesticides sont censés nous empoisonner depuis les années 50 ?
Le problème avec ce genre de discours catastrophiste, c'est qu'il est démenti par les faits.
En s'organisant aurait dû dépasser le problème du petit producteur qui, s'il n'utilisait pas de pesticides, risquait de voir sa récolte de l'année perdue
Malheureusement, souvent, ce n'est pas un petit producteur qui voyait sa récolte perdue, mais une région entière, voire pire. C'est bête : les producteurs ont beau être petits, les maladies ou ravageurs se fichent à peu près des haies, des barrières et du cadastre.
[^] # Re: Et puis c'est pas comme si c'était la première cause de mortalité en France
Posté par Antoine . En réponse au journal Morts du cancer, quelle honte !. Évalué à 3.
Quel est le rapport avec la choucroute ? Il y a des transports en commun qui fonctionnent au pétrole, d'autres qui fonctionnent à l'électricité. On choisit le mode de propulsion en fonction de plusieurs critères, comme la fréquentation, le niveau de performances exigées...
Bref à supposer que les énergies fossiles soient « énormément subventionnées » (ce qui reste à prouver), cela voudrait simplement dire que les bus, les cars et les trains roulant au diesel sont également subventionnés (sans compter les bateaux et les avions de ligne, bien sûr). Et même les trains électriques, dans les pays où on produit de l'électricité au gaz et au charbon.
C'est donc super facile : il suffit de placer les infrastructures « stratégiquement avec logique ». Et, évidemment, personne n'y avait pensé avant...
Je croyais qu'avant chaque projet important d'infrastructures, de multiples études étaient diligentées afin d'évaluer le retour sur investissement à long terme en fonction de l'usage et des transformations espérées. Je me suis trompé : les décideurs publics prennent leurs décisions au hasard, illogiquement, à la va-vite et sans la moindre considération stratégique. Le TGV Paris-Lyon résulte d'un coup de bol, et les lignes de métro parisien ont failli se retrouver en Picardie...
Il faudrait peut-être réfléchir un peu :
Si on ne fait pas plus de transports en commun, c'est tout simplement parce qu'il y a un degré d'équipement au-delà duquel il devient moins efficace de continuer à construire des infrastructures supplémentaires, plutôt que laisser les gens prendre leur voiture. L'évaluation des coûts et bénéfices peut changer en fonction de l'évaluation qu'on fait des externalités (pollution, congestion, émissions de CO2...), ce qui explique que les politiques menées varient, mais le raisonnement de base ne change pas.
Ce qui serait un peu moins aberrant, ce serait d'arrêter de raisonner à partir de situations caricaturales comme tu le fais ci-dessus. Quand les gens décident de prendre leur voiture plutôt que d'hypothétiques transports en commun, c'est parce que cela leur permet un trajet plus court et/ou plus confortable. Pas pour faire chier les gens comme toi en adoptant délibérément un comportement que tu penses « aberrant ».
À te lire, tout est super simple et même « stupide ». Il suffit de placer « les lignes d'autobus stratégiquement avec logique ». Il suffit d'appliquer une taxe exponentielle (rien que ça...), et hop, on résoud le problème du logement et de l'allongement des trajets domicile-travail.
Je passe sur la focalisation idéologique sur les gros propriétaires, alors que les tensions sur le marché immobilier sont la résultante du comportement individuel de millions de petits propriétaires. Mais bon, quand les problèmes sont difficiles à résoudre, il peut être tentant de repeindre la réalité pour promouvoir des « solutions » simplistes.
On « sait parfaitement », mais quoi ? Qu'il « doit y en avoir suffisamment qui nous empoisonnent »... Bref, on sait parfaitement un truc à peu près indéfini.
Mais quand ? Quels gens ? Comment se nourrissaient-ils (qualité, quantité, variété des aliments) ? Combien étaient-ils en France, en Europe, dans le monde ? Comment expliquer les famines passées malgré des populations largement plus faibles ?
Problème : l'innovation ne se décrète pas d'en haut, et les alternatives non plus. L'alternative aux pesticides, à part laisser les cultures crever épisodiquement en croisant les doigts pour que cela ne finisse pas en catastrophe (voir ci-dessous), elle n'existe pas pour l'instant. Et on ne sait pas quand elle arrivera, ce qui rend problématique d'abandonner les pesticides au prétexte qu'on attend de trouver mieux.
Est-il utile de demander une source sérieuse sur ce « risque de tout [sic] empoisonner avec haute probabilité » ? Et comment expliquer l'augmentation continuelle de l'espérance de vie, si les pesticides sont censés nous empoisonner depuis les années 50 ?
Le problème avec ce genre de discours catastrophiste, c'est qu'il est démenti par les faits.
Malheureusement, souvent, ce n'est pas un petit producteur qui voyait sa récolte perdue, mais une région entière, voire pire. C'est bête : les producteurs ont beau être petits, les maladies ou ravageurs se fichent à peu près des haies, des barrières et du cadastre.