• [^] # Re: Et puis c'est pas comme si c'était la première cause de mortalité en France

    Posté par . En réponse au journal Morts du cancer, quelle honte !. Évalué à 2.

    Le problème c'est que beaucoup de ces sujets qui devraient être « simples » se heurtent à l'économie et deviennent compliqués. Par exemple favoriser plus agressivement les transports en commun plutôt que la voiture personnelle, bien que même rentable économiquement pour la population dans son ensemble, entre tellement en conflit avec le système économique actuel que ça aura du mal à se faire à grande échelle tant que le reste produit de l'argent. En pratique, ça ne se fait que dans les cas où vraiment la voiture individuelle devient juste absurde (centre des grandes villes, trajets rapides en train entre grandes villes, etc.). Il fut un temps où dans les villages et petites villes les bus et les trams étaient plus courants qu'aujourd'hui, où des bus étaient organisés pour aller chercher tous les travailleurs d'une entreprise : c'est quasiment inexistant aujourd'hui. Et les trains en dehors des connexions entre grandes villes, c'est plus ce que c'était non plus (ça suit le chemin du Royaume Uni avec des vieux trains et rails qui vieillissent mal).

    Les pesticides et ce genre de choses, c'est pas si facile non plus : j'imagine que lorsqu'un pesticide donné est clairement prouvé dangereux, il est interdit, mais ça ne m'étonnerait pas que pour chaque pesticide interdit apparaissent plusieurs nouveaux dont certains seront prouvés dangereux plus tard, après avoir été utilisés par rentabilité économique (et pour rester compétitif) pendant des années. C'est le problème avec la philosophie « on utilise le pesticide tant qu'on ne connaît pas très bien les défauts mais bien les avantages, plutôt que de s'assurer qu'il ne soit pas trop dangereux avant ».