• [^] # Re: Euh ???

    Posté par . En réponse à la dépêche SPARQL, le SQL du Web, et Linked Data Fragment : le point sur le requêtage du Web. Évalué à 10.

    Ouai mais ça ne m'a pas vraiment convaincu et je ne crois pas que ça sortira des domaines d'expérimentation. Ton lien montre peu de site et il n'est pas à jour (le fait même que ce ne soit pas à jour monté le peu d'enthousiasme).

    En supplément de la réponse de Thomas, voici d'autres cas d'utilisation du Web Sémantique (WS) et qui sont tirés d'horizons diversifiés.

    Projets d'envergure des GAFAM

    Dans cette catégorie, ce sont les applications de type knowledge graph qui prédominent. De la même manière que SQL est systématiquement associé à la notion de table, SPARQL a sa structure de données de prédilection, le graphe (ou le tenseur pour généraliser). Il se trouve qu'une palanquée de situations sont mieux capturées dans des graphes plutôt que dans des tables. C'est ce qu'ont constaté

    • Google qui a avalé Freebase pour plus tard verser une partie de son contenu dans dbPedia et surtout, pour créer leur Knowledge Graph. Il est difficile de trouver des détails sur son implémentation mais c'est un projet qui est omniprésent dans leur moteur de recherche. Par contre, Freebase reposait bien entendu sur les langages du WS. Google propose tout de même une API non-WS exposant son graphe de connaissances.

    • Microsoft avec son Satori dont il est difficile de trouver des détails qui ne sont pas du mainstream, un paradoxe ... lorsq'on regarde l'étymologie de l'appellation donnée à leur outil. Cependant, cet article ne laisse pas de place au doute que SPARQL est utilisé dans Satori.

    • Google, Microsoft, Yahoo et Yandex en joignant leurs forces pour concevoir des schémas en RDFa à usage de moteurs de recherche.

    • Apple en rendant Siri friand des données structurées selon les pratiques du WS. Dit en passant, c'est ce Tom Gruber qu'on cite à chaque fois qu'on veut donner une définition de ce qu'est une ontologie informatique.

    • IBM en faisant ingurgiter à Watson une immense quantité de données tirées du WS. L'article dit que parmi les sources de données filées à W., il y avait des « bases de données, des taxonomies ou vocabulaires contrôlés et des ontologies telles dbPedia, WordNet et Yago.»

    • Nvidia avec son Blazegraph décliné en deux versions, une pour GPUs et une autre pour CPUs. C'est ce même outil qu'utilise le nœud SPARQL de WikiData et il passe très bien à l'échelle vu qu'il se permet de battre Apache Spark dans des benchmarks.

    • Oracle en mettant en place Spatial and Graph RDF Semantic Graph . Mais on ne s'est pas arrêté aux données géospatiales chez Oracle car on propose aussi une implémentation de la norme W3C appelée R2RML. Ainsi, on peut faire des aller-retour entre SQL et SPARQL sans perdre la sémantique des données.

    • Et beaucoup d'autres ! Mentions spéciales pour Virtuoso, Jena, RDF4J, AllegroGraph ainsi que Stardog.

    Projets Spécialisés à Certaines Disciplines

    Il y en a des myriades, ça va de l'archivage, à la configuration de pièces composant un produit mécanique, en passant par les sciences biomédicales. Deux exemples pour faire court :

    • NELL, une machine qui apprendra jusqu'à ce que mort s'en suive !

    • Portail où sont déposées beaucoup d'ontologies conçues pour la Bioinformatique.

    AnnéeTM duTM DesktopTM surTM LinuxTM (ADL)

    Même dans ton GNU, il y a des triplets qui moulinent pour indexer le système de fichiers. Le projet original s'applelait Nepomuk et avait été repris dans FreeDesktop. Depuis, KDE l'a éliminé pour le remplacer avec Baloo. Son leg se retrouve dans Zeitgeist et dans Tracker. Pour dire que si tu utilises GNOME, tu as déjà des cas très concrets où SPARQL fonctionne sans même t'en douter.

    Si des iGadget-Users nous narguent nous autres GNOMErs en disant que notre outil n'a pas d'assistant personnel, on pourrait leur rétorquer qu'à la base, Siri est une sorte de moteur de requêtes fédérées sur des vocabulaires et que GNOME en a depuis Nepomuk ; bref que l'ADL c'est pas de la fixion !

    P.S. 1- Pour « mélanger » des graphes provenant de plusieurs sources, on fait des opérations d'alignement, de matching, de fédération sur leurs schémas (ontologies). Mais ces traitements sont quasi superflus si on ne s'oriente pas vers des questions d'inférence sans qui on peut manipuler des corpus dotés des centaines d'ontologies, pourvu que le moteur SPARQL tienne. Voir par exemple sur sur cette page même s'il y a un peu de curation de ce côté-là.

    P.S. 2- Le Center for Data Science à Paris-Saclay héberge des nœuds SPARQL très hétérogènes, cela peut être un moyen de s'exercer au WS en travaillant sur des jeux de données qui n'ont été conçus ni au même endroit ni en poursuivant les mêmes objectifs.