• [^] # Re: Une intelligence qui parle avec une autre intelligence.

    Posté par . En réponse au sondage Genre du lectorat de LinuxFr.org. Évalué à 10.

    Bah, moi ce qui m'a frappé c'est que je n'ai pas réussi à comprendre si c'était un sondage militant ou un canular se moquant d'un néo-vocabulaire pédant. Si c'est le premier, c'est super-mal fait parce qu'on dirait le deuxième, et si c'est le deuxième c'est super-bien fait parce que ça ressemblerait énormément à une démarche de militant déconnecté.

    Ceci dit, si les gens commençaient à s'intéresser un peu moins à ce qu'ils ont entre les jambes (et à ceux que les autres ont entre les jambes), on ne s'en porterait peut-être pas plus mal. Après tout, est-ce qu'on a le droit de s'en battre les c... euh, de s'en foutre complètement?

    Pour ramener quand même un argument un peu plus sérieux, je tiens à soulever le double raisonnement fallacieux qu'il y a derrière ce problème.

    Le premier raisonnement, c'est de penser que l'existence d'une catégorisation implique l'absence de cas intermédiaires. C'est complètement faux ; tout le monde admet que les catégories "chèvres" et "moutons" existent et sont clairement définies, et pourtant, il existe de très nombreux cas d'hybrides fertiles entre les deux espèces, cas que personne ne nie non plus.

    Le deuxième raisonnement fallacieux, c'est de penser qu'une catégorisation est illégitime s'il existe des cas intermédiaires, ce qui est également complètement faux. Une catégorisation peut être fonctionnelle et pertinente tout en admettant des intermédiaires, qui, selon les circonstances, peuvent être assignée arbitrairement à une catégorie (par exemple, coller les mulets arbitraitement dans les ânes et pas dans les chevaux), ou alors appartenir à aucune, voire deux catégories. Créer une catégorie intermédiaire ne résoud presque jamais le problème (puisqu'il va exister des intermédiaires entre cette nouvelle catégorie et les autres).

    Bref, le plus simple serait peut-être de laisser les gens choisir la catégorie à laquelle ils souhaiteraient appartenir, ce qui éviterait les problèmes administratifs. Sur le fond, j'ai quand même l'impression qu'il existe des problèmes plus graves, plus urgents, et moins marginaux à régler dans le monde...