• [^] # Re: Mainteneurs grincheux

    Posté par . En réponse au journal LLVM se fait de vieux os ? La recherche pour rester jeune.. Évalué à 9.

    Je suis parfois du côté du mainteneur et je suis d'accord avec ce que tu dis. La différence principale est sans doute, comme le fait remarquer, la valeur que l'on attache au mot "grincheux"—chez moi il y avait un effet non-sérieux voulu mais ce n'était pas vraiment péjoratif.

    Merci d'avoir développé autant, je suis sûr que ça va intéresser des gens. Quelques compléments:

    • Tu dis "les deux se défendent" comme s'il y avait deux positions discrètes, le tout-va et le toujours-nickel. En pratique il y a un continuum et on peut être "plus souple" ou "plus strict" sans passer d'un extrême à l'autre.

    • Tu ne parles que des "bons cas" dans les deux scénarios. Il y aussi les cas où ça ne se passe pas bien. Par exemple, parfois le mainteneur n'est pas satisfait avec un patch, mais il ne sait pas exactement expliquer pourquoi ou ne sait même pas quelle est la meilleure approche, il n'a pas envie de demander au contributeur de faire ce travail de recherche mais il n'a pas le temps de le faire lui-même non plus, et donc il évite le problème, ne dit rien, et le patch stagne. Dans les conflits dont on entend parler où un mainteneur bloque un projet, c'est souvent ce genre de problèmes à la base, où les gens s'accrochent à une notion de qualité qui a l'effet de geler le projet. C'est très facile de tomber dans ce travers là, ça m'est arrivé à moi aussi, et je pense que que c'est important d'en être conscient.

    • Je me suis posé aussi la question de quand rebaser de mon côté pour faire les petits correctifs mineurs qui ont du sens pour moi mais pas forcément pour les contributeurs non fréquents. À ma surprise à l'époque, les contributeurs m'ont demandé d'arrêter: ils n'aiment pas qu'on modifie leurs patchs "derrière eux" parce qu'ils ont vraiment envie d'apprendre comment faire le patch parfait et ils préfèrent donc que je leur explique les changements à faire. Maintenant je ne le fais que très très rarement.