• [^] # Re: Pas d'égalité pour une banque (accords de Bâle)

    Posté par . En réponse au journal [HS] Des disruptifs à la pointe... Dans le mélange des genres. Évalué à 6.

    De toute façon, pas mal d'acteurs ont déjà dénoncé le fond de garantie comme étant de la poudre aux yeux, que ça ne pourrait servir qu'à compenser la faillite d'une toute petite banque, et que dès que cela concernerait une banque moyenne ou supérieure, l'effet domino lié à la répartition des dettes ferait qu'il y aurait des faillites en cascade, et que les avoirs du fond de garantie ne représenteraient plus qu'une goutte d'eau en comparaison des montants perdus (pas pour tout le monde).

    Ce n'est pas pour rien qu'on parle de « too big to fail », et que Dexia et Natixis ont été renflouées avec de l'argent public à hauteur de 360 milliards d’euros en 2008 et 232 milliards en prêts de la BCE entre 2011 et 2012.

    Mais le pire, c'est de savoir qu'en réalité, en cas de faillite de sa banque, cette garantie — pourtant déjà insuffisante — va d'abord servir à couvrir les actionnaires et les détenteurs d’obligation, les détenteurs de compte (i.e. les clients) ne venant qu'en troisième position dans les priorités d'indemnisation (cf. cette directive).

    Le fond n'a donc pas les fonds suffisants pour faire autre chose que de la poudre aux yeux, dans le but de maintenir une confiance illusoire mais totalement indispensable dans le système bancaire. Pas folle, l'Allemagne a d'ailleurs refusé de créer un fond européen (auquel elle aurait du contribuer le plus).

    Là encore, ce n'est pas pour rien que tout est fait pour empêcher au maximum les gens de retirer du liquide de leurs comptes bancaires, avec toutes sortes de limitations (alors qu'un prélèvement SEPA peut parfaitement vider un compte, lui), pour ne pas que les gens qui auraient un doute sur la santé de leur banque puissent la fuir avant de se faire tout voler...