mais en attendant pour la météorologie par exemple ça consiste (àmha) à simuler une atmosphère à l’aide de calcul (vectoriels ?)... très lourds mais d’une intelligence toute naturelle.
Je pense qu'elle n'a rien de naturelle ton intelligence météorologique. Elle est tout aussi artificielle que n'importe qu'elle autre construction humaine. Le vrai problème, à mon sens, de ce que l'on appelle IA, ce serait plutôt de déterminer a quel moment, un système construit par l'homme va pouvoir acquérir les mêmes capacités intellectuelles que son créateur, voire de les dépasser. (En gros, c'est le test de Turing).
Les mathématiques sont aussi une création humaine. Lorsque tu pose comme étalon de notre capacité à détecter l'existence d'une IA par le fait qu'elle arrive à prouver des théorèmes mathématiques sur lesquels des générations de mathématiciens humains continuent de se casser les dents, suppose aussi qu'elle transmettre cette intelligence mathématique à l'homme, sinon, comment l'homme pourrait-il reconnaître la validité de cette intelligence, qui lui est supérieure, si il est incapable de comprendre les théorèmes mathématique conçues par l'IA ?
C'est là toute l’ambiguïté et le coté génial du test de Turing. D'une certaine façon, c'est une définition très limitée de l'IA. On pourrait oser imaginer qu'une IA puisse se développer de telle façon qu'elle ne nous soit pas accessible (son incompatibilité par essence au test de Turing n’empêcherait pas le fait qu'elle puisse le réussir si elle était compatible, le test étant basé sur une compatibilité en terme de communication entre l'étalon, l'homme, supposé intelligent, et le sujet dont l'intelligence est à évaluer en regard de l'homme. Le point crucial de ce concept étant qu'il n'est pas possible pour une espèce se disant intelligente d'évaluer l'intelligence d'une autre espèce autrement qu'en regard sa propre intelligence).
Auquel cas, on peut aussi ajouter à ce constat qu'il puisse déjà exister des formes d'intelligences (ou de consciences) telles que l'on n'y ait jamais eu vraiment accès en tant qu'humain.
Il paraît que Turing avait été marqué par Blanche Neige, on a même qualifié son suicide d'hommage à ce conte. Hors, on trouve dans ce fameux conte des frères Grimm ce dialogue entre la sorcière et son miroir :
– Miroir, miroir en bois d’ébène, dis-moi, dis-moi que je suis la plus belle. Et, invariablement, le miroir répondait :
– En cherchant à la ronde, dans tout le vaste monde, on ne trouve pas plus belle que toi.
Et cela m’amène à penser que cette fameuse IA après laquelle on semble courir désespérément, n'est-elle pas autre chose que notre propre ego « numérisé » ?
Note que personnellement, je préférerais que l'on parle d'automatisation de processus cognitifs (humains) plutôt que d'intelligence artificielle, ça serait moins casse-gueule, philosophiquement parlant, à mon humble avis.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: IA
Posté par Big Pete . En réponse au journal Un super ordinateur d'IA pour OpenAI. Évalué à 10.
Je pense qu'elle n'a rien de naturelle ton intelligence météorologique. Elle est tout aussi artificielle que n'importe qu'elle autre construction humaine. Le vrai problème, à mon sens, de ce que l'on appelle IA, ce serait plutôt de déterminer a quel moment, un système construit par l'homme va pouvoir acquérir les mêmes capacités intellectuelles que son créateur, voire de les dépasser. (En gros, c'est le test de Turing).
Les mathématiques sont aussi une création humaine. Lorsque tu pose comme étalon de notre capacité à détecter l'existence d'une IA par le fait qu'elle arrive à prouver des théorèmes mathématiques sur lesquels des générations de mathématiciens humains continuent de se casser les dents, suppose aussi qu'elle transmettre cette intelligence mathématique à l'homme, sinon, comment l'homme pourrait-il reconnaître la validité de cette intelligence, qui lui est supérieure, si il est incapable de comprendre les théorèmes mathématique conçues par l'IA ?
C'est là toute l’ambiguïté et le coté génial du test de Turing. D'une certaine façon, c'est une définition très limitée de l'IA. On pourrait oser imaginer qu'une IA puisse se développer de telle façon qu'elle ne nous soit pas accessible (son incompatibilité par essence au test de Turing n’empêcherait pas le fait qu'elle puisse le réussir si elle était compatible, le test étant basé sur une compatibilité en terme de communication entre l'étalon, l'homme, supposé intelligent, et le sujet dont l'intelligence est à évaluer en regard de l'homme. Le point crucial de ce concept étant qu'il n'est pas possible pour une espèce se disant intelligente d'évaluer l'intelligence d'une autre espèce autrement qu'en regard sa propre intelligence).
Auquel cas, on peut aussi ajouter à ce constat qu'il puisse déjà exister des formes d'intelligences (ou de consciences) telles que l'on n'y ait jamais eu vraiment accès en tant qu'humain.
Il paraît que Turing avait été marqué par Blanche Neige, on a même qualifié son suicide d'hommage à ce conte. Hors, on trouve dans ce fameux conte des frères Grimm ce dialogue entre la sorcière et son miroir :
– Miroir, miroir en bois d’ébène, dis-moi, dis-moi que je suis la plus belle. Et, invariablement, le miroir répondait :
– En cherchant à la ronde, dans tout le vaste monde, on ne trouve pas plus belle que toi.
Et cela m’amène à penser que cette fameuse IA après laquelle on semble courir désespérément, n'est-elle pas autre chose que notre propre ego « numérisé » ?
Note que personnellement, je préférerais que l'on parle d'automatisation de processus cognitifs (humains) plutôt que d'intelligence artificielle, ça serait moins casse-gueule, philosophiquement parlant, à mon humble avis.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.