une personne enceinte trop tôt pour le savoir est venu la voir, génial
La bonne nouvelle, c'est qu'au premier trimestre d'une grossesse, l'immense majorité des dangers qui menacent la grossesse (ça inclut les irradiations) suivent la loi du tout ou rien : soit ça passe sans conséquences, soit ça finit en fausse couche spontanée. Donc, si une femme découvre qu'elle a été irradiée avant de connaître sa grossesse et que la grossesse se poursuit, ça n'aura pas d'impact sur la grossesse. C'est d'autant plus important à préciser qu'il y a, spontanément, environ 1% de grossesses qui aboutissent à une malformation, sans qu'on retrouve de cause. Donc cette personne ne court pas de risque supplémentaire de malformation : elle reste à son risque de base, qui est non nul. Bien sûr, il est évident que si ce risque de base se réalise, ça sera la faute des radiations, des avions qui sont passés au-dessus de sa maison, des méchantes ondes, de la sorcière du troisième étage, etc.
Par ailleurs, ne pas oublier que l'irradiation décroît en fonction exponentielle du temps et avec le carré de la distance. À moins d'aller faire des câlins à ta fille et de coller sa tête à son utérus (le 18-FDG se stocke surtout dans le cerveau, qui a une grosse consommation de glucose mais est relativement résistant aux radiations car peu de mitoses), cette personne a probablement reçu une dose minime.
bref, j'en conclue que ces mesures sont nécessaires car des personnes dans la chaînes d'information vont rater l'information, ne pas la passer, s'en cogner grave, ne pas la comprendre.
Après, c'est aussi le problème avec les règles instituées par pure précaution : elles peuvent faire paniquer les personnes mal informées, et au final causer plus de mal que de bien. Ces règles visent à minimiser un risque qui est, de base, déjà extrêmement faible, il ne faut pas paniquer si on les a violées accidentellement.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: pour ma fille
Posté par Liorel . En réponse au journal j'ai testé... devenir radioactif. Évalué à 10. Dernière modification le 06 décembre 2016 à 21:00.
La bonne nouvelle, c'est qu'au premier trimestre d'une grossesse, l'immense majorité des dangers qui menacent la grossesse (ça inclut les irradiations) suivent la loi du tout ou rien : soit ça passe sans conséquences, soit ça finit en fausse couche spontanée. Donc, si une femme découvre qu'elle a été irradiée avant de connaître sa grossesse et que la grossesse se poursuit, ça n'aura pas d'impact sur la grossesse. C'est d'autant plus important à préciser qu'il y a, spontanément, environ 1% de grossesses qui aboutissent à une malformation, sans qu'on retrouve de cause. Donc cette personne ne court pas de risque supplémentaire de malformation : elle reste à son risque de base, qui est non nul. Bien sûr, il est évident que si ce risque de base se réalise, ça sera la faute des radiations, des avions qui sont passés au-dessus de sa maison, des méchantes ondes, de la sorcière du troisième étage, etc.
Par ailleurs, ne pas oublier que l'irradiation décroît en fonction exponentielle du temps et avec le carré de la distance. À moins d'aller faire des câlins à ta fille et de coller sa tête à son utérus (le 18-FDG se stocke surtout dans le cerveau, qui a une grosse consommation de glucose mais est relativement résistant aux radiations car peu de mitoses), cette personne a probablement reçu une dose minime.
Après, c'est aussi le problème avec les règles instituées par pure précaution : elles peuvent faire paniquer les personnes mal informées, et au final causer plus de mal que de bien. Ces règles visent à minimiser un risque qui est, de base, déjà extrêmement faible, il ne faut pas paniquer si on les a violées accidentellement.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.