théoriquement il n'y a pas de seuil : à partir du moment où l'on augmente les « cassures d'ADN », on augmente les chances de cancer.
Ce n'est pas ce qu'on constate empiriquement. Il y a un seuil, notamment car il faut distinguer les cassures double et simple brin. L'ADN comporte en effet deux brins, qui sont totalement corrélés : si un A se trouve sur un brin, l'autre comporte nécessairement un T en face. Idem pour C et G. C'est un RAID 1 biologique. De ce fait, les faibles doses, qui provoquent uniquement des cassures simple brin, ne posent pas de problème : une enzyme va repérer la cassure, virer les bases abîmées, remplacer par les bases correspondantes en se basant sur le second brin, fin de l'histoire.
Par contre, les fortes doses provoquent bien plus de cassures et on voit apparaître des cassures double brin. Et là, c'est le drame : quand les deux brins d'ADN sont cassés, la cellule n'a plus aucun moyen de récupérer l'information perdue. C'est dans ce cas de figure qu'elle accumule des mutations.
A noter que les mécanismes de mutation de l'ADN sont étonnamment similaires chez un grand nombre de toxiques : tabac, radiations, oxydants. Le tabac est un oxydant. Les radiations vont briser les molécules d'eau, en radicaux H. et OH. (le point représente un électron libre, pas une fin de phrase) qui vont se recombiner en H2 (H.+H.), H2O (H.+OH.), et H2O2 (HO. + HO.), et H2O2 est un oxydant puissant. Les oxydants réagissent avec l'ADN et ces réactions brisent l'ADN. Il y a immensément plus de molécules d'eau que d'ADN dans une cellule et c'est par l'intermédiaire de l'eau que les radiations infligent 99% des dégâts à l'ADN.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Effets stochastiques des rayonnements ionisants
Posté par Liorel . En réponse au journal j'ai testé... devenir radioactif. Évalué à 10.
Ce n'est pas ce qu'on constate empiriquement. Il y a un seuil, notamment car il faut distinguer les cassures double et simple brin. L'ADN comporte en effet deux brins, qui sont totalement corrélés : si un A se trouve sur un brin, l'autre comporte nécessairement un T en face. Idem pour C et G. C'est un RAID 1 biologique. De ce fait, les faibles doses, qui provoquent uniquement des cassures simple brin, ne posent pas de problème : une enzyme va repérer la cassure, virer les bases abîmées, remplacer par les bases correspondantes en se basant sur le second brin, fin de l'histoire.
Par contre, les fortes doses provoquent bien plus de cassures et on voit apparaître des cassures double brin. Et là, c'est le drame : quand les deux brins d'ADN sont cassés, la cellule n'a plus aucun moyen de récupérer l'information perdue. C'est dans ce cas de figure qu'elle accumule des mutations.
A noter que les mécanismes de mutation de l'ADN sont étonnamment similaires chez un grand nombre de toxiques : tabac, radiations, oxydants. Le tabac est un oxydant. Les radiations vont briser les molécules d'eau, en radicaux H. et OH. (le point représente un électron libre, pas une fin de phrase) qui vont se recombiner en H2 (H.+H.), H2O (H.+OH.), et H2O2 (HO. + HO.), et H2O2 est un oxydant puissant. Les oxydants réagissent avec l'ADN et ces réactions brisent l'ADN. Il y a immensément plus de molécules d'eau que d'ADN dans une cellule et c'est par l'intermédiaire de l'eau que les radiations infligent 99% des dégâts à l'ADN.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.