Pourquoi les associations ayant des permanents ont des besoins récurrents d'argent ? (tiré de l'épisode 3)
À ce sujet, j'ai tout de même une interrogation. J'ai l'impression que le fait que les associations qui démarchent les gens dans la rue ne cherchent à obtenir des dons réguliers que depuis quelques années. Alors soit je me trompe, et elles procèdent ainsi depuis bien plus longtemps, soit il s'agit d'un phénomène nouveau, et dans ce cas, qu'est-ce qui a bien pu changer pour créer cette pratique ?
Enfin, deuxième interrogation : avez-vous déjà vu une association acceptant les dons réguliers par virement plutôt que par prélèvement ? Personnellement, il est hors de question que j'autorise une association à prélever librement sur mon compte, en fait je déteste fournir ainsi les clefs de mon compte à qui que ce soit, et je n'accepte de le faire que pour un nombre très limité de fournisseurs, qui se comptent sur les doigts d'une main. En effet, une telle autorisation est discrétionnaire, et permet au débiteur de prélever ce qu'il veut, quand il veut. On m'objecte régulièrement les deux réponses suivantes :
une association sérieuse n'abusera pas d'une autorisation de prélèvement, et ne l'utilisera que pour prélever le montant prévu aux dates prévues ;
je peux toujours contrôler ces prélèvements, et au besoin y faire opposition a posteriori, et révoquer cette autorisation.
Seulement, ce n'est pas suffisant. Une association sérieuse n'abusera effectivement pas volontairement d'une autorisation de prélèvement, mais des erreurs, des bugs, des piratages, des actes de malveillance, ça arrive, et ce n'est jamais voulu. Une autorisation de prélèvement est une porte ouverte à ce genre de problème, une porte que je préfère laisser fermer pour éliminer ce risque. Quand à la possibilité d'opposition et de révocation, c'est bien, mais ça nécessite de contrôler soigneusement son relevé de compte, et encore une fois, je préfère éliminer a priori tout risque plutôt que de le contrôler a posteriori.
Tout ça pour dire qu'il existe une alternative à l'autorisation de prélèvement, qui ne comporte aucun de ces inconvénients, et dont le résultat pratique est le même pour le débiteur : le virement permanent. Seulement, de toutes les associations qui m'ont démarchées pour obtenir un don régulier de ma part, aucune n'a accepté de me donner leur identité bancaire pour que j'établisse un virement permanent. Dommage pour elles, je veux bien leur donner de l'argent à ma façon, mais si elles n'en veulent pas...
# Don régulier et virement permanent
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse à la dépêche Dons aux associations, épisode 5. Évalué à 10.
À ce sujet, j'ai tout de même une interrogation. J'ai l'impression que le fait que les associations qui démarchent les gens dans la rue ne cherchent à obtenir des dons réguliers que depuis quelques années. Alors soit je me trompe, et elles procèdent ainsi depuis bien plus longtemps, soit il s'agit d'un phénomène nouveau, et dans ce cas, qu'est-ce qui a bien pu changer pour créer cette pratique ?
Enfin, deuxième interrogation : avez-vous déjà vu une association acceptant les dons réguliers par virement plutôt que par prélèvement ? Personnellement, il est hors de question que j'autorise une association à prélever librement sur mon compte, en fait je déteste fournir ainsi les clefs de mon compte à qui que ce soit, et je n'accepte de le faire que pour un nombre très limité de fournisseurs, qui se comptent sur les doigts d'une main. En effet, une telle autorisation est discrétionnaire, et permet au débiteur de prélever ce qu'il veut, quand il veut. On m'objecte régulièrement les deux réponses suivantes :
Seulement, ce n'est pas suffisant. Une association sérieuse n'abusera effectivement pas volontairement d'une autorisation de prélèvement, mais des erreurs, des bugs, des piratages, des actes de malveillance, ça arrive, et ce n'est jamais voulu. Une autorisation de prélèvement est une porte ouverte à ce genre de problème, une porte que je préfère laisser fermer pour éliminer ce risque. Quand à la possibilité d'opposition et de révocation, c'est bien, mais ça nécessite de contrôler soigneusement son relevé de compte, et encore une fois, je préfère éliminer a priori tout risque plutôt que de le contrôler a posteriori.
Tout ça pour dire qu'il existe une alternative à l'autorisation de prélèvement, qui ne comporte aucun de ces inconvénients, et dont le résultat pratique est le même pour le débiteur : le virement permanent. Seulement, de toutes les associations qui m'ont démarchées pour obtenir un don régulier de ma part, aucune n'a accepté de me donner leur identité bancaire pour que j'établisse un virement permanent. Dommage pour elles, je veux bien leur donner de l'argent à ma façon, mais si elles n'en veulent pas...