Déjà, comparer la gentrification qui fout des pauvres à la rue et dont la communauté change et dans laquelle ils ne se reconnaissent plus, je trouve ça assez limite. Y a toujours des trucs qui deviennent populaires, mais y a aussi plein de nouvelles communautés qui se créent. Et profitent de la popularisation de tout ça pour gagner — par exemple — des films de qualité sur lesquels baser leur communauté.
Je crois qu’on le voit bien avec les distributions GNU/Linux, ou les fans d’une distro n’apprécient plus les changements et vont migrer vers une autre communauté. L’exemple qui me semble le plus marquant est l’énervement de bon nombre de Linuxiens «hardcore» à cause de systemd, et qui finalement ont fini par trouver leur place ailleurs (Linux ou BSD).
En plus ce qui m’énerve, c’est qu’il défend les pauvres nerds car «ils avaient que ça»: a-t-il pensé deux secondes que la culture sexiste autour de l’informatique, des jeux vidéo, geek/nerd/etc. n’avait pas écarté des tas de femmes du seul lieu où elles auraient pu trouver leur places, elles aussi? Ben non.
Quand au mouvement GamerGate, c’est vraiment le pire exemple qu’il aurait pu prendre. Déjà le soucis ne vient absolument pas des «gros mots» comme il le dit dans l’article. Rappelons que le mouvement GamerGate, c’est surtout une bande de réactionnaires particulièrement violents qui ont harcelé et doxxé plusieurs femmes qui osaient critiquer le manque de bonnes représentations féminines dans les jeux vidéo.
Et finalement, le rapport avec LinuxFr? Ben on a une communauté qui s’est créée, de gens qui veulent parler de logiciel libre et de Linux, sauf que du coup elle est pas mieux que les autres sur tout le reste. Et c’est dommage car le libre manque toujours de bras et qu’il devrait être fait par tou·te·s pour répondre aux besoins de tou·te·s.
[^] # Re: 0xB16B00B5p0
Posté par ariasuni . En réponse à la dépêche C++17 exprime la virgule flottante en hexadécimal et offre des cadeaux aux lecteurs de LinuxFr.org. Évalué à 2.
Je suis pas très fan de son analyse.
Déjà, comparer la gentrification qui fout des pauvres à la rue et dont la communauté change et dans laquelle ils ne se reconnaissent plus, je trouve ça assez limite. Y a toujours des trucs qui deviennent populaires, mais y a aussi plein de nouvelles communautés qui se créent. Et profitent de la popularisation de tout ça pour gagner — par exemple — des films de qualité sur lesquels baser leur communauté.
Je crois qu’on le voit bien avec les distributions GNU/Linux, ou les fans d’une distro n’apprécient plus les changements et vont migrer vers une autre communauté. L’exemple qui me semble le plus marquant est l’énervement de bon nombre de Linuxiens «hardcore» à cause de systemd, et qui finalement ont fini par trouver leur place ailleurs (Linux ou BSD).
En plus ce qui m’énerve, c’est qu’il défend les pauvres nerds car «ils avaient que ça»: a-t-il pensé deux secondes que la culture sexiste autour de l’informatique, des jeux vidéo, geek/nerd/etc. n’avait pas écarté des tas de femmes du seul lieu où elles auraient pu trouver leur places, elles aussi? Ben non.
Quand au mouvement GamerGate, c’est vraiment le pire exemple qu’il aurait pu prendre. Déjà le soucis ne vient absolument pas des «gros mots» comme il le dit dans l’article. Rappelons que le mouvement GamerGate, c’est surtout une bande de réactionnaires particulièrement violents qui ont harcelé et doxxé plusieurs femmes qui osaient critiquer le manque de bonnes représentations féminines dans les jeux vidéo.
Et finalement, le rapport avec LinuxFr? Ben on a une communauté qui s’est créée, de gens qui veulent parler de logiciel libre et de Linux, sauf que du coup elle est pas mieux que les autres sur tout le reste. Et c’est dommage car le libre manque toujours de bras et qu’il devrait être fait par tou·te·s pour répondre aux besoins de tou·te·s.
Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990