• [^] # Re: Heu... il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?

    Posté par . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.

    Bon, je vais ré-expliquer la même chose une énième fois, car j'ai l'impression qu'il y a toujours un malentendu, et que peu de monde saisit la nuance : bien sur qu'il y a des actes dont on fait la différence s'ils sont fait dans un certain but et pas un autre. Mais l'acte dont parle ici la loi c'est de mettre en ligne un texte. C'est cet acte que la loi condamne, d'après ma lecture, et ça peut être dangereux car mettre à disposition du public un texte, sous la forme d'une page web qu'on héberge sur un site, sans autre considération, peut difficilement être considéré comme un acte qui pourrait porter atteinte à quoi que ce soit en lui-même, sauf si on parle du contenu pur qui enfreindrait clairement les limites historiques à la liberté d'expression en France (incitation à la haine, négationisme, etc). Encore une fois, dire des mensonges sur l'IVG, en tant que tel, n'est pas considéré comme un acte illégal. Sa simple mise à disposition sur une page web ne devrait pas être selon moi un acte condamnable.

    C'est étendre discrètement la liste de ce qu'il est interdit de dire, par une loi qui dit qu'on ne peut pas mettre en ligne certains propos relevant d'un nouveau délit, qui est dangereux.

    Si on parle par contre de mettre en avant sur un moteur de recherche, ou de communiquer sur un médium « social » des choses qui seraient mises en avant par un mécanisme X ou Y propre à cette convention sociale, alors oui, peut-être, on pourrait imaginer certains délits. Mais tel que formulée actuellement, la loi peut condamner la simple « mise à disposition », et c'est assez dangereux.