Mais la loi en question ne parle nulle part d'une opinion, mais d'un usage.
Gni ? Et ça veut dire quoi ?
Je ne vois pas en quoi il s'agit de "pénaliser la simple mise à disposition d'un contenu": si tu reprends exactement le même fond mais indique clairement, par exemple, le site gouvernemental, tu ne satisfais plus cet article de loi.
Où est-ce que tu vois ça ? Comment est-ce qu'on est « dans un but dissuasif » ou « exe[çant] des pressions psychologiques » en mettant un texte en ligne sur un serveur web, que des personnes sont libres de lire ou non ? C'est quoi « l'usage » dans le fait que je mette ce que je veux dire (toujours dans le respect de la liberté d'expression) sur mon serveur auto-hébergé, et que je laisse les personnes venir dessus ou non ?
Ce qui va changer, ici, c'est la manière dont tu vas chercher à communiquer ce message à la personne. Là, peut-être qu'on pourrait y voir un certain usage : tu lui envoie directement un mail (si tu la connais) par exemple, ou tu « te places » en haut d'une liste générée algorithmiquement selon des règles obscures (sur lesquelles tu peux tricher en payant) dans un système que les gens consultent aujourd'hui « intuitivement » comme étant le référant de ce qui « existe », même, ou pas (beaucoup disent que si tu n'existes pas sur Google, tu n'es même pas vraiment en ligne). C'est là qu'est toute la question selon moi, et qu'il faudrait débattre.
Mais là, tel-quel, dans ce texte, on a l'impression que ça parle effectivement d'un « but » en lui-même par la simple publication d'une page web sur un serveur ! Encore une fois, je ne parle pas ici de son indexation par les moteurs de recherche. Ça serait le point intéressant, mais selon ma lecture, ce texte n'implique pas ça du tout, juste une simple « mise à disposition ». Ou alors il faudrait être beaucoup plus clair sur le fait que c'est la « mise en avant » sur un truc particulier qui s'appelle un moteur de recherche. Mais du coup, on aborderait une question si importante pour la démocratie, un problème si difficile, que je pense le législateur n'a pas voulu se plonger dedans. Et du coup accouche de ce truc étrange.
[^] # Re: Heu... il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?
Posté par benoar . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 5.
Gni ? Et ça veut dire quoi ?
Où est-ce que tu vois ça ? Comment est-ce qu'on est « dans un but dissuasif » ou « exe[çant] des pressions psychologiques » en mettant un texte en ligne sur un serveur web, que des personnes sont libres de lire ou non ? C'est quoi « l'usage » dans le fait que je mette ce que je veux dire (toujours dans le respect de la liberté d'expression) sur mon serveur auto-hébergé, et que je laisse les personnes venir dessus ou non ?
Ce qui va changer, ici, c'est la manière dont tu vas chercher à communiquer ce message à la personne. Là, peut-être qu'on pourrait y voir un certain usage : tu lui envoie directement un mail (si tu la connais) par exemple, ou tu « te places » en haut d'une liste générée algorithmiquement selon des règles obscures (sur lesquelles tu peux tricher en payant) dans un système que les gens consultent aujourd'hui « intuitivement » comme étant le référant de ce qui « existe », même, ou pas (beaucoup disent que si tu n'existes pas sur Google, tu n'es même pas vraiment en ligne). C'est là qu'est toute la question selon moi, et qu'il faudrait débattre.
Mais là, tel-quel, dans ce texte, on a l'impression que ça parle effectivement d'un « but » en lui-même par la simple publication d'une page web sur un serveur ! Encore une fois, je ne parle pas ici de son indexation par les moteurs de recherche. Ça serait le point intéressant, mais selon ma lecture, ce texte n'implique pas ça du tout, juste une simple « mise à disposition ». Ou alors il faudrait être beaucoup plus clair sur le fait que c'est la « mise en avant » sur un truc particulier qui s'appelle un moteur de recherche. Mais du coup, on aborderait une question si importante pour la démocratie, un problème si difficile, que je pense le législateur n'a pas voulu se plonger dedans. Et du coup accouche de ce truc étrange.