• [^] # Re: aveu d'échec

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.

    Quelques mots qui ne sont consensuels que parcequ'ils relatent des faits : la grossesse involontaire peut être dramatique, pour la femme, son éventuel compagnon, et le potentiel futur enfant.

    Ça, autant que je sache, c'est consensuel. Encore que, pour l'embryon ou le fœtus, la grossesse elle-même n'est que très normale, c'est ce qui se passera à la fin, avortement ou accouchement et accueil potentiellement très mauvais, qui peut être dramatique.

    L'avortement est une solution d'urgence, parfois traumatisante, réellement, et tout le temps perturbante, culpabilisatrice (plus ou moins intériorisé).

    Ça ce n'est pas du tout consensuel, c'est même une partie du débat enflammé sur ce sujet. D'après une bonne partie de ses partisans et, il me semble, pour le Ministère, l'avortement volontaire — la précision est d'importance, parce qu'avortement, c'est synonyme de fausse couche, volontaire ou non — ne cause aucun traumatisme, aucune perturbation, et la culpabilisation éventuelle n'est qu'extrinsèque, due à des interventions extérieures. D'après les opposants à l'avortement, c'est un acte qui peut avoir des conséquences physiques et psychiques pour la femme qui y recours. Pour ajouter à tout cela, d'après certains partisans, énoncer cela est un acte culpabilisateur, ce qui est explique des actions pour expliquer que cet acte n'a pas de conséquences autres que son but principal, et une volonté de rendre inaudible, voire de faire taire ceux qui tiennent de tels discours.

    J'ignore s'il y a des partisans de l'avortement volontaire qui pensent que l'avortement peut avoir de telles conséquences, et, s'il y en a, s'ils sont nombreux. Mais, pour revenir à l'objet de mon propos, cela n'a rien de consensuel.