quelle est la confiance dans le programme qui génère cette clé ?
Elle doit être totale.
Idéalement. Après dans les faits, tu n’as que la confiance que tu peux avoir dans un logiciel libre, dont le code source est scrutable par tous et dont le développement se fait au grand jour. Ni plus, ni moins.
Ce n’est pas parfait — le problème de la « loi de Linus » ("Given enough eyeballs, all bugs are shallow.") est que beaucoup de logiciels ne sont pas scrutés par « suffisamment d’yeux » pour qu’elle fonctionne. Mais GnuPG a quand même un avantage par rapport à un logiciel lambda : de par sa nature, il bénéficie de pas mal d’attention de la part de cryptologues et de chercheurs en sécurité.
Il y a quelques mois, un bug datant de l’origine de GnuPG (1998) et affectant le générateur de nombres aléatoires (mais apparemment pas assez pour compromettre la sécurité des clefs générées) a justement été corrigé, après avoir été découvert par deux chercheurs (Dörre et Klebanov, 2016).
Le générateur de nombres aléatoires du noyau Linux (d’où GnuPG obtient de quoi initialiser son propre RNG) bénéficie lui aussi de l’attention des chercheurs (Lacharme, 2012).
Est-ce assez pour avoir « totalement confiance » ? Peut-être pas totalement, mais en ce qui me concerne, assez pour avoir davantage confiance qu’avec des logiciels non-libres.
[^] # Re: prédictibilité et confiance
Posté par gouttegd . En réponse au journal De la confiance dans le monde OpenPGP. Évalué à 6.
Idéalement. Après dans les faits, tu n’as que la confiance que tu peux avoir dans un logiciel libre, dont le code source est scrutable par tous et dont le développement se fait au grand jour. Ni plus, ni moins.
Ce n’est pas parfait — le problème de la « loi de Linus » ("Given enough eyeballs, all bugs are shallow.") est que beaucoup de logiciels ne sont pas scrutés par « suffisamment d’yeux » pour qu’elle fonctionne. Mais GnuPG a quand même un avantage par rapport à un logiciel lambda : de par sa nature, il bénéficie de pas mal d’attention de la part de cryptologues et de chercheurs en sécurité.
Il y a quelques mois, un bug datant de l’origine de GnuPG (1998) et affectant le générateur de nombres aléatoires (mais apparemment pas assez pour compromettre la sécurité des clefs générées) a justement été corrigé, après avoir été découvert par deux chercheurs (Dörre et Klebanov, 2016).
Le générateur de nombres aléatoires du noyau Linux (d’où GnuPG obtient de quoi initialiser son propre RNG) bénéficie lui aussi de l’attention des chercheurs (Lacharme, 2012).
Est-ce assez pour avoir « totalement confiance » ? Peut-être pas totalement, mais en ce qui me concerne, assez pour avoir davantage confiance qu’avec des logiciels non-libres.