• [^] # Re: Ha les intégristes du libre...

    Posté par . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 7.

    On peut être d’accord avec le projet et contester les moyens pour y parvenir. La GPL, c’est quand même une license assez restrictive - la plus restrictive possible parmi les licenses libres, en fait. Le résultat, c’est qu’il y a des gens qui font du logiciel libre sous la contrainte.

    Qui représentes-tu ? Qui sont ces gens ?
    De mon point de vue d’utilisateur de LL voire de contributeur, la licence GPL ne m’est jamais apparue comme restrictive, elle m’est apparue comme la plus idéale.
    Si des gens font du LL sous la contrainte, il faut chercher qui les contraint. Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas la licence qui les contraint, mais probablement le choix de ces personnes, par exemple de profiter d’autres LL dans un but privateur.

    Mon avis est qu’il est plus pertinent de viser le même projet sociétal, mais par d’autres moyens: en montrant que ça marche, et en expliquant aux gens et aux entreprises ce qu’ils ont à gagner à faire du libre. Et c’est super de prouver qu’on peut le faire sans même avoir besoin d’outils légaux comme la GPL.

    Grand bien t’en fasse. En ce qui me concerne, quand j’ai vu les progrès fulgurants du LL en 20 ans grâce à la GPL, je vais rester du côté de RMS.
    Lui au moins a obtenu un résultat, et il mène sa barque sans se laisser dévoyer de son dogme par ses nombreux détracteurs. Et pour l’instant, l’Histoire lui donne raison.

    Cela marche de mieux en mieux dans ce sens là. Avec tout le code libéré récement par Microsoft, les efforts de Google et d’Apple sur Blink et WebKit, le compilateur clang, les noyaux BSD qui sont de plus en plus utilisés, etc. Et Linux aussi, qui utilise la GPL mais dont les contributeurs ne sont pas pressés de la faire respecter.

    Qu’est-ce que cela signifie que les contributeurs de Linux ne sont pas pressés de faire respecter la licence GPL ?
    Certains la font respecter à coup de procès, c’est ce qui compte, qu’est-ce que la rapidité vient faire là-dedans, et qui fixe le seuil de rapidité ? Toi ? Et MS n’a pas libéré de code, son code n’est pas plus libre que celui qu’il avait libéré dans les années 2000 :
    ça reste de l’Open Source, pas du LL.

    Il y a d’autres projets qui ont une approche stricte de la GPL, et n’hésitent pas à attaquer des boîtes ou des gens en justices pour obtenir la publications de modifications. Sur le long terme, cette approche n’est pas viable (l’entreprise ou la personne va publier ses sources, puis se dépécher de trouver ou d’écrire un projet sous une license moins restrictive au mieux, ou en closed source au pire). Et ça ne fait pas vraiement avancer les choses vers le projet sociétal de départ, sauf pour les quelques utilisateurs de emacs sous GNU/Hurd.

    C’est quoi le long terme ? Parce que cette approche a été viable sur plus de 20 ans, et l’informatique n’a encore que quelques décennies. Et quand les développeurs de LL écrivent de nouveaux logiciels, c’est sous GPL en général.
    Je trouve triste de lire quelque chose de manifestement faux (approche non viable sur le long terme) en présentant en exemple une entreprise qui délibérément viole la licence GPL (contredisant le discours précédent qui compte sur la bonne volonté des entreprises) pour ensuite réaliser ce qu’elle aurait pu faire depuis le départ (donc la volonté de violer la licence GPL était préméditée). Donc la licence GPL ne serait pas viable à long terme parce qu’elle protège efficacement contre les privateurs ! Ça m’a tout l’air de parfaitement faire avancer les choses vers le projet social (et non pas sociétal) du GNU.

    Mon expérience m'a montré qu'un grand nombre de logiciels propriétaires concurrents de LL ont disparu depuis, alors que le LL est toujours là. Et ce dans tant de domaines que l'on peut quasiment en faire une règle, en tout cas c'est ce que je fais désormais.