Merci du conseil, je vais essayer d'en faire bon usage.
Plus sérieusement, derrière le choc que j'ai entendu au moment du réveil, la réflexion qui m'a surtout questionnée est plus globale : si aujourd'hui les gens s'affolent à l'idée de voir les USA gouvernés par Trump, ne sont-ils pas dans le même esprit que les électeurs américains qui ont voté pour lui parce qu'il craignaient de voir leur monde se déliter ?
J'ai le sentiment que l'affect en train de prendre le dessus sur la raison, et ça m'inquiète de m'être retrouvé également pris dedans. Chacun y est allé de sa prévision catastrophique, et pourtant le bon sens est la chose du monde la mieux partagée dit-on. Après une journée de réflexion, c'est davantage ce mouvement de foule qui m'intéresse : l'affect se propage comme une onde, et pour l'instant, les commentaires que j'ai pu entendre autour de moi parlaient en fait d'eux même en voulant commenter les élections américaines (en France il faut s'attendre à..., j'ai toujours pensé que..., etc).
J'ai voulu mettre cet aspect de côté dans le journal pour simplement parler de la réaction, sans chercher à faire des prévisions sur le futur. Je reconnais avoir écrit le journal sous le coup de l'émotion (quand j'ai écrit « Trump à gagné, à mon tour je ressent exactement la même chose », je l'ai écrit en pensant « Trump à gagné sur moi je suis également saisi de peur »), tout en essayant de garder un regard critique sur ce que je ressens moi même.
Je ne cherche pas à savoir quelles seront les conséquences de ces élections sur le monde ; je ne suis pas expert et ça relève de la divination à cette heure. Par contre je me connais, et je suis capable d'interpréter mes réactions. D'où mon interrogation d'hier : pourquoi ai-je à mon tour été entrainé dans cette réaction ?
Mais je reconnais qu'il s'agit d'un exercice difficile, et vouloir garder les idées claires quand on est saisi à son tour par les affects n'est pas chose aisée. D'où justement le besoin de l'échange et la confrontation dans les commentaires !
[^] # Re: Use your brain
Posté par chimrod (site web personnel) . En réponse au journal Élections américaines. Évalué à 8.
Merci du conseil, je vais essayer d'en faire bon usage.
Plus sérieusement, derrière le choc que j'ai entendu au moment du réveil, la réflexion qui m'a surtout questionnée est plus globale : si aujourd'hui les gens s'affolent à l'idée de voir les USA gouvernés par Trump, ne sont-ils pas dans le même esprit que les électeurs américains qui ont voté pour lui parce qu'il craignaient de voir leur monde se déliter ?
J'ai le sentiment que l'affect en train de prendre le dessus sur la raison, et ça m'inquiète de m'être retrouvé également pris dedans. Chacun y est allé de sa prévision catastrophique, et pourtant le bon sens est la chose du monde la mieux partagée dit-on. Après une journée de réflexion, c'est davantage ce mouvement de foule qui m'intéresse : l'affect se propage comme une onde, et pour l'instant, les commentaires que j'ai pu entendre autour de moi parlaient en fait d'eux même en voulant commenter les élections américaines (en France il faut s'attendre à..., j'ai toujours pensé que..., etc).
J'ai voulu mettre cet aspect de côté dans le journal pour simplement parler de la réaction, sans chercher à faire des prévisions sur le futur. Je reconnais avoir écrit le journal sous le coup de l'émotion (quand j'ai écrit « Trump à gagné, à mon tour je ressent exactement la même chose », je l'ai écrit en pensant « Trump à gagné sur moi je suis également saisi de peur »), tout en essayant de garder un regard critique sur ce que je ressens moi même.
Je ne cherche pas à savoir quelles seront les conséquences de ces élections sur le monde ; je ne suis pas expert et ça relève de la divination à cette heure. Par contre je me connais, et je suis capable d'interpréter mes réactions. D'où mon interrogation d'hier : pourquoi ai-je à mon tour été entrainé dans cette réaction ?
Mais je reconnais qu'il s'agit d'un exercice difficile, et vouloir garder les idées claires quand on est saisi à son tour par les affects n'est pas chose aisée. D'où justement le besoin de l'échange et la confrontation dans les commentaires !