La masse critique de Mozilla est à la fois sa principale force et ce qui cause de l'inertie. C'est bien pour ça que construire un succès dans la durée est très compliqué.
Pour le reste, on s'est mal compris : je ne "veux" rien : ni structurer le libre d'une façon ou d'une autre, ni débarrasser Mozilla de sa culture corporate, ni préserver absolument Mozilla en tant que tel, ni signer son avis de décès.
Depuis tous les biais qui sont les miens, je fais des constats, que j'essaie ensuite d'expliquer pour identifier les causes de ce qui cloche, afin d'apporter des réponses qui permettront de faire mieux demain ce qu'on fait aujourd'hui.
Pour reformuler les "je veux" que tu m'attribues : je constate qu'il est possible de bâtir une offre très intéressante sur du libre, et ce moyennant des moyens qui ne sont pas énormes (Framasoft). Je constate qu'une culture corporate (= de l'entre-soi), qui apporte aussi des avantages, est malheureusement souvent focalisée sur sa propre pérennité plutôt que sur son adéquation au monde environnant, ce qui l'aveugle et limite son impact. Je constate que Mozilla en tant que tel évolue sur certains points et moins sur d'autres, et je m'interroge sur la pertinence des points en questions.
Je précise que si je n'ai pas de respect particulier pour la personne morale qu'est Mozilla, je lui rends néanmoins un hommage sincère et sans réserve pour la visibilité qu'elle a apportée et continue à apporter au libre, ainsi que pour ses diverses initiatives que je reconnais d'autant mieux qu'elles sont dans des domaines proches des miens (MozillaScience entre autre).
Surtout, j'ai un très profond respect pour toutes les personnes qui ont travaillé ou travaillent toujours pour Mozilla, et avec lesquelles je crois vraiment partager beaucoup de valeurs - en tout cas pour celles que j'ai eu la chance de rencontrer jusqu'à présent.
[^] # Re: Homme de paille
Posté par aurel (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Mozilla: l'enjeu de 2017 est-il au niveau du navigateur web ?. Évalué à 2.
Je suis entièrement d'accord avec toi sur tout.
La masse critique de Mozilla est à la fois sa principale force et ce qui cause de l'inertie. C'est bien pour ça que construire un succès dans la durée est très compliqué.
Pour le reste, on s'est mal compris : je ne "veux" rien : ni structurer le libre d'une façon ou d'une autre, ni débarrasser Mozilla de sa culture corporate, ni préserver absolument Mozilla en tant que tel, ni signer son avis de décès.
Depuis tous les biais qui sont les miens, je fais des constats, que j'essaie ensuite d'expliquer pour identifier les causes de ce qui cloche, afin d'apporter des réponses qui permettront de faire mieux demain ce qu'on fait aujourd'hui.
Pour reformuler les "je veux" que tu m'attribues : je constate qu'il est possible de bâtir une offre très intéressante sur du libre, et ce moyennant des moyens qui ne sont pas énormes (Framasoft). Je constate qu'une culture corporate (= de l'entre-soi), qui apporte aussi des avantages, est malheureusement souvent focalisée sur sa propre pérennité plutôt que sur son adéquation au monde environnant, ce qui l'aveugle et limite son impact. Je constate que Mozilla en tant que tel évolue sur certains points et moins sur d'autres, et je m'interroge sur la pertinence des points en questions.
Je précise que si je n'ai pas de respect particulier pour la personne morale qu'est Mozilla, je lui rends néanmoins un hommage sincère et sans réserve pour la visibilité qu'elle a apportée et continue à apporter au libre, ainsi que pour ses diverses initiatives que je reconnais d'autant mieux qu'elles sont dans des domaines proches des miens (MozillaScience entre autre).
Surtout, j'ai un très profond respect pour toutes les personnes qui ont travaillé ou travaillent toujours pour Mozilla, et avec lesquelles je crois vraiment partager beaucoup de valeurs - en tout cas pour celles que j'ai eu la chance de rencontrer jusqu'à présent.
A.