Si PulseAudio avait au départ une mauvaise réputation, c'était principalement dû à des bugs plus bas niveau (dans les pilotes matériel) et à une mauvaise intégration dans certaines distributions (Ubuntu).
Ubuntu a bon dos (et je dis ça alors que je n’en suis pas tellement fan) ; en vrai, PulseAudio était calamiteux aussi sous Fedora.
Par moments, il se mettait à prendre 100 % du CPU, sans forcément réussir à jour du son, parfois sans même qu’on en ait envoyé.
Il y avait aussi son comportement en condition de stress mémoire.
Quand la machine swappait trop, il pouvait arriver qu’il soit bloqué (jusque là, ce n’est pas de sa faute, si ce n’est qu’en envoyant le son en direct sur Alsa, ça tient mieux parce que ça demande nettement moins de ressources).
À partir de là, deux comportements raisonnables étaient possibles :
– reprendre le son là où ça en était (avantage : on ne perd rien, inconvénient : risque de perte de synchro) ;
– jeter la partie de son correspondant à l’intervalle de blocage (inconvénient : on perd du son, avantage : pas de perte de synchro).
Ce que PulseAudio faisait, c’était de jouer le son en retard en compressé sur à peu près une seconde ! Il n’y avait que Lennart pour trouver une solution aussi « géniale ». Ça donnait des bruits atroces !
Je confirme l’expérience d’alenvers : la réponse typique était « oui, mais tu n’as pas la dernière Fedora, il n’y a plus de problèmes ». En vrai, quand je passais à la dernière Fedora (bah non, à l’époque la mise à jour de la Fedora n’était pas trop fiable et je ne réinstallais pas tous les six mois)... j’avais toujours les mêmes problèmes.
Alors ça s’est arrangé pour moi :
– plus de mémoire sur ma machine du boulot, sur laquelle j’utilise en fait le son assez rarement ;
– une distribution qui me permet de ne pas mettre PulseAudio sur mon portable personnel (de toute façon, la consommation de CPU, c’est autant d’autonomie en moins, autant ne pas en gâcher avec un truc dont les fonctionnalités ne me sont pas utiles).
Je suppose que PulseAudio s’est quand même amélioré globalement, parce que ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu prendre 100 % du temps CPU (sur ma machine du boulot), alors que ça lui arrivait sans même jouer de son.
Pour le reste, je serais curieux de voir ce que ça donne en conditions de stress mémoire, mais pas assez jusqu’à maintenant pour prendre le temps de recréer de telles conditions et de faire le test.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
# Ubuntu a bon dos
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Campagne de financement pour PulseAudio. Évalué à 10.
Ubuntu a bon dos (et je dis ça alors que je n’en suis pas tellement fan) ; en vrai, PulseAudio était calamiteux aussi sous Fedora.
Par moments, il se mettait à prendre 100 % du CPU, sans forcément réussir à jour du son, parfois sans même qu’on en ait envoyé.
Il y avait aussi son comportement en condition de stress mémoire.
Quand la machine swappait trop, il pouvait arriver qu’il soit bloqué (jusque là, ce n’est pas de sa faute, si ce n’est qu’en envoyant le son en direct sur Alsa, ça tient mieux parce que ça demande nettement moins de ressources).
À partir de là, deux comportements raisonnables étaient possibles :
– reprendre le son là où ça en était (avantage : on ne perd rien, inconvénient : risque de perte de synchro) ;
– jeter la partie de son correspondant à l’intervalle de blocage (inconvénient : on perd du son, avantage : pas de perte de synchro).
Ce que PulseAudio faisait, c’était de jouer le son en retard en compressé sur à peu près une seconde ! Il n’y avait que Lennart pour trouver une solution aussi « géniale ». Ça donnait des bruits atroces !
Je confirme l’expérience d’alenvers : la réponse typique était « oui, mais tu n’as pas la dernière Fedora, il n’y a plus de problèmes ». En vrai, quand je passais à la dernière Fedora (bah non, à l’époque la mise à jour de la Fedora n’était pas trop fiable et je ne réinstallais pas tous les six mois)... j’avais toujours les mêmes problèmes.
Alors ça s’est arrangé pour moi :
– plus de mémoire sur ma machine du boulot, sur laquelle j’utilise en fait le son assez rarement ;
– une distribution qui me permet de ne pas mettre PulseAudio sur mon portable personnel (de toute façon, la consommation de CPU, c’est autant d’autonomie en moins, autant ne pas en gâcher avec un truc dont les fonctionnalités ne me sont pas utiles).
Je suppose que PulseAudio s’est quand même amélioré globalement, parce que ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu prendre 100 % du temps CPU (sur ma machine du boulot), alors que ça lui arrivait sans même jouer de son.
Pour le reste, je serais curieux de voir ce que ça donne en conditions de stress mémoire, mais pas assez jusqu’à maintenant pour prendre le temps de recréer de telles conditions et de faire le test.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone