Il est vrai que pour se lancer, Enercoop achetait de l’électricité à des producteurs tiers. Depuis ça a changé.
La situation initiale était aggravée, car Enercoop n’avait pas le droit d’utiliser le pot commun destiné à financer la transition énergétique (la CSPE) pour acheter de l’électricité telle que du photovoltaïque, alors que les clients Enercoop la payaient.
Les quelques fournisseurs de photovoltaïque à Enercoop étaient donc des militants prêts à vendre leur électricité moins chère que s’il la vendaient à EdF, et Enercoop la payait plus cher que EdF.
La loi a récemment changé là dessus. Du coup on se rapproche du plan initial de rapprocher consommateurs et producteurs (qui avant vendaient tout à EdF, car c’était le seul à avoir le droit de piocher dans la CSPE)
Maintenant, pourquoi Enercoop est radicalement différent:
EdF produit environ 10% de son énergie renouvelable. Supposons qu’avec un bon pricing, 10% des clients EdF souscrivent à l’offre verte, et 90% à l’offre normale. On ne change donc rien.
Il est donc absolument indispensable d’aller chez un fournisseur qui ne propose pas d’offre classique.
Mais il est également important d’aller chez un fournisseur où l’argent permet d’investir, et pas un distributeur qui se contente d’acheter des certificats. Je comprends que Enercoop semble un peu opaque vu de l’extérieur. C’est par définition un réseau diffus de citoyens, entreprises, agriculteurs, etc.
Le pendant investissement de Enercoop est http://energie-partagee.org/ ainsi que les sous-coopératives locales telles que http://enercoop-ardennes-champagne.fr/
En effet, la philosophie de Enercoop (à laquelle Attac n’adhère pas) est que les moyens de production doivent appartenir aux citoyens, pas à des grosses entreprises (production sur son toit, achat de parts sociales dans une éoliennne). Cette vision-là, on y croit, ou pas, mais ça dépasse largement le cadre de la simple question de l’électricité.
[^] # Re: Titre inutilement racoleur
Posté par Tristramg . En réponse au journal Enercoop, aussi pourri que les autres. Évalué à 10.
Enercoop est une coopérative, regroupant producteurs et consommateurs.
La liste des producteurs associés est visible là : http://www.enercoop.fr/nos-producteurs
Il est vrai que pour se lancer, Enercoop achetait de l’électricité à des producteurs tiers. Depuis ça a changé.
La situation initiale était aggravée, car Enercoop n’avait pas le droit d’utiliser le pot commun destiné à financer la transition énergétique (la CSPE) pour acheter de l’électricité telle que du photovoltaïque, alors que les clients Enercoop la payaient.
Les quelques fournisseurs de photovoltaïque à Enercoop étaient donc des militants prêts à vendre leur électricité moins chère que s’il la vendaient à EdF, et Enercoop la payait plus cher que EdF.
La loi a récemment changé là dessus. Du coup on se rapproche du plan initial de rapprocher consommateurs et producteurs (qui avant vendaient tout à EdF, car c’était le seul à avoir le droit de piocher dans la CSPE)
Maintenant, pourquoi Enercoop est radicalement différent:
EdF produit environ 10% de son énergie renouvelable. Supposons qu’avec un bon pricing, 10% des clients EdF souscrivent à l’offre verte, et 90% à l’offre normale. On ne change donc rien.
Il est donc absolument indispensable d’aller chez un fournisseur qui ne propose pas d’offre classique.
Mais il est également important d’aller chez un fournisseur où l’argent permet d’investir, et pas un distributeur qui se contente d’acheter des certificats. Je comprends que Enercoop semble un peu opaque vu de l’extérieur. C’est par définition un réseau diffus de citoyens, entreprises, agriculteurs, etc.
Le pendant investissement de Enercoop est http://energie-partagee.org/ ainsi que les sous-coopératives locales telles que http://enercoop-ardennes-champagne.fr/
En effet, la philosophie de Enercoop (à laquelle Attac n’adhère pas) est que les moyens de production doivent appartenir aux citoyens, pas à des grosses entreprises (production sur son toit, achat de parts sociales dans une éoliennne). Cette vision-là, on y croit, ou pas, mais ça dépasse largement le cadre de la simple question de l’électricité.