• [^] # Re: Interviewez le collectif d'artistes «Copyleft Attitude»

    Posté par . En réponse à la dépêche Interviewez le collectif d'artistes «Copyleft Attitude». Évalué à 2.

    premiére chose: j'ai une discussion avec yusei on on s'interroge sur ce qu'a voulu le dire la personne au dessus, donc n'extrapole pas à partir de ce que je dis là sur ce que je pense de l'art libre et du copyleft adapté à l'art.
    Si tu regardes mes autres posts, j'ai préféré me contenter de question et d'exprimer mon incompréhension qui est sincére. Puisque je ne comprends pas tout ce qui est dit dans la news ni dans les déclarations d'intention du site, je n'en suis pas du tout à dire ni même à penser sans le dire que l'art n'a pas besoin de copyleft.
    si le droit français ne le permet pas c'est quand même anormal. tu es plus ambitieux que moi, je n'en suis pas non plus à juger un droit qui est le plus protecteur et respectueux des arts, que je connaisse. Relis mes posts tout en haut, tu verras mes incompréhensions, elles sont claires.

    Quant aux logiciels, là pour le coup, je ne suis pas d'accord avec toi. Quand tu dis les idées sont connues quand on a le logiciel, et qu'on l'exécute, on ne parle pas des mêmes idées. Je ne suis même pas sûr que tu parles d'idée. Quand je parle d'idée, je parle du contenu du code, les algorithmes. Pas du fait qu'appuyer sur un truc fait telle ou telle chose. Ca, c'est de la roupie de sansonnet.
    Pouvoir faire de la copie mot à mot de passages. en quoi rajouter ce droit, rajoute à la liberté de l'art? Quand Proust fait un pastiche des fréres Goncourt dans la recherche du temps perdu, ca c'est la vraie liberté de l'art parce qu'il reproduit non pas les mots mais l'essence des livres des 2 fréres: leur style, et là on parle d'idée. Ca c'est une liberté qui est du même ordre que de réutiliser un algorithme (parce qu'il serait une maniére élégante d'obtenir un effet par exemple) du source code d'un autre programmeur.

    Récemment, j'ai vu une oeuvre espagnole, une peinture, c'est un tableau qui est entiéremment entouré de papier craft attaché avec des grosses cordes, il y a un coin de la peinture qu'on peut voir, c'est guernica qu'on devine dessous par une téte de cheval qui dépasse du papier craft , c'est un tableau sur la censure bien sur.
    Donc, j'ai bien l'impression qu'on peut déja reprendre des morceaux d'autres oeuvres pour en faire de nouvelles. Et j'ai bien l'impression que les artistes, puisqu'ils ont les droits sur leurs oeuvres ont déja le droit de permettre à n'importe qui de se servir de leurs oeuvres ou de les reproduire. Je crois simplement qu'ils n'ont pas le droit de s'empécher de changer d'avis un jour et de retirer ce droit à quelqu'un pour des raisons morales.

    En fait, ce qui a l'air d'être nouveau dans cette histoire, c'est la proposition d'oeuvre commune, qui est trés belle et interressante.
    Mais est elle possible dans le cadre du droit actuel? Si elle était nécessaire à l'évolution de l'art, comment faudrait il modifier le droit(s'il le fallait) pour permettre cette nouvelle forme d'expression sans priver les artistes de la protection dont ils ont besoin.?

    Pour finir, et pour que ce soit bien clair, l'Art est d'ors et déja libre.
    Je n'aborde toute cette discussion que parce qu'elle m'interresse en proposant une idée que je ne comprends pas bien alors même que je la trouve belle, l'oeuvre commune. J'avais l'impression que c'était déja ce dont il est question quand on parle d'Art. Et c'est une idée que j'aime depuis bien plus longtemps que ma découverte des logiciels libres. En fait, c'est cet amour de cette idée, une oeuvre commune et libre, qui m'a fait découvrir les logiciels libres.
    Donc cette proposition de license interroge les modalités dans laquelle cette liberté s'exprime déja, en demandant d'aller plus loin? Ca ne m'effraie pas, j'ai juste la précaution de vérifier que ce "plus loin" est bien un "en avant". Comme en son temps, j'avais vérifié que le mouvement des logiciels libres reposaient bien sur des propositions concrétes. Sans inquiétude d'ailleurs puisqu'aucune liberté ne sera jamais remise en cause par aucune modalité, même les plus répressives.
    Comme dit Tagore: "tous les chemins ménent à Dieu, mais Dieu n'est pas le chemin."