« Et son dernier point est de dire que ce qu'on cherche à atteindre dans les logiciels en demandant qu'ils soient libres: les idées (c-a-d le code) est déja librement disponible dans une oeuvre d'art dés lors que tu y as accés. Par contre, si tu donnes le droit au producteur de la modifier, tu les perds. »
Non désolé mais on peut dire la même chose pour un logiciel : les idées sont connues quand on a le logiciel, et qu'on l'exécute ; le code, toute l'implémentation, c'est bien plus que des idées. Pouvoir reprendre des idées ne suffit pas, si on veut de l'art libre, il faut pouvoir reprendre tel que des parties entières d'oeuvres. Par exemple pouvoir faire de la copie mot à mot de passages d'un roman libre, rajouter quelques pistes sur une musique, etc. Même si tu penses avoir quelques libertés sur l'art en général parce qu'on peut y prendre des idées, la liberté recherchée par Copyleft Attitude va beaucoup plus loin. En suivant ta logique, mais appliquée au logiciel, on irait qualifier de libre tout logiciel (même propriétaire) sur lequel il n'y a pas de brevet. Maintenant tu peux trouver que l'art n'a pas besoin de copyleft, le problème c'est que certains artistes souhaitent ce copyleft pour leurs oeuvres, si le droit français ne le permet pas c'est quand même anormal. Et ça ne veut pas dire que quand on défend le copyleft on veut passer au système américain, et ne faire aucune distinction entre logiciel et art : s'il y a un manque, il faut le corriger, en permettant la coexistence de chaque type. La solution idéale serait la reconnaissance légale du copyleft comme une alternative au copyright (pour l'art comme pour le logiciel).
[^] # Re: Interviewez le collectif d'artistes «Copyleft Attitude»
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Interviewez le collectif d'artistes «Copyleft Attitude». Évalué à 2.
Non désolé mais on peut dire la même chose pour un logiciel : les idées sont connues quand on a le logiciel, et qu'on l'exécute ; le code, toute l'implémentation, c'est bien plus que des idées. Pouvoir reprendre des idées ne suffit pas, si on veut de l'art libre, il faut pouvoir reprendre tel que des parties entières d'oeuvres. Par exemple pouvoir faire de la copie mot à mot de passages d'un roman libre, rajouter quelques pistes sur une musique, etc. Même si tu penses avoir quelques libertés sur l'art en général parce qu'on peut y prendre des idées, la liberté recherchée par Copyleft Attitude va beaucoup plus loin. En suivant ta logique, mais appliquée au logiciel, on irait qualifier de libre tout logiciel (même propriétaire) sur lequel il n'y a pas de brevet. Maintenant tu peux trouver que l'art n'a pas besoin de copyleft, le problème c'est que certains artistes souhaitent ce copyleft pour leurs oeuvres, si le droit français ne le permet pas c'est quand même anormal. Et ça ne veut pas dire que quand on défend le copyleft on veut passer au système américain, et ne faire aucune distinction entre logiciel et art : s'il y a un manque, il faut le corriger, en permettant la coexistence de chaque type. La solution idéale serait la reconnaissance légale du copyleft comme une alternative au copyright (pour l'art comme pour le logiciel).