• [^] # Re: Interviewez le collectif d'artistes «Copyleft Attitude»

    Posté par . En réponse à la dépêche Interviewez le collectif d'artistes «Copyleft Attitude». Évalué à 1.

    Ce que je comprends moi du post original (que je n'essayais pas d'expliquer au dessus, au fait, j'essayais juste de discuter):

    son post parle d'un cas (le droit américain) ou n'importe qui peut s'approprier une oeuvre par les processus classique (contrat).
    Exemple: tu as de l'argent, tu payes Orson Welles pour faire un film, tu es le détenteur des droits de copies (copyrights) du film, tu décides de changer la fin qui ne te plait pas, tu supprime les derniéres scénes qui vont désormais représenter le citizen kane comme un gentil mécéne vieillissant apportant richesse et propspérité et santé à des pays du tiers monde grace à sa philantropique fondation. Il est heureux et meurt sage et adulé sans dire de trucs incompréhensibles. Et puis on le colorise parce que le noir et blanc, ca se vend mal et on brule les chutes de la fin originale.
    A l'opposé, tu as le droit d'un pays comme la France ou un artiste ne peut pas céder ses droits sur l'oeuvre. Il peut néanmoins en céder l'exploitation, mais le contrat peut être dénoncé ou renégocier à tout moment pour pas mal de raisons notamment morales. L'artiste a moins de liberté: il ne peut pas céder ses droits moraux, il peut juste renoncer à les faire appliquer au cas par cas. Les autres personnes ont moins de droits aussi: ils ne peuvent pas s'approprier son oeuvre. Mais l'oeuvre est protégée, et le processus créatif est protégé (des requins).
    J'ai l'impression que le posteur original s'inquiéte que à vouloir faire une analogie trop rapide entre les 2 réalités différentes, logiciel et oeuvre artistique, on réduise le droit francais protecteur au droit américain libéraliste sans se rendre compte que les oeuvres perdent leur protection au passage.
    Et son dernier point est de dire que ce qu'on cherche à atteindre dans les logiciels en demandant qu'ils soient libres: les idées (c-a-d le code) est déja librement disponible dans une oeuvre d'art dés lors que tu y as accés. Par contre, si tu donnes le droit au producteur de la modifier, tu les perds.
    Regarde citizen kane et tu verras toute entiére la création d'Orson Welles.
    Le droit de modifier librement une oeuvre, un artiste peut le donner dés à présent à un autre artiste et ca ne pose pas de problémes. Le droit de réutiliser le théme ou les motifs d'une oeuvre c'est le fondement de l'art.

    Est ce que j'ai réussi à mieux te montrer en quoi rapporter mot pour mot les concepts des libertés des logiciels libres du genre "droit de modifier librement" peut inquiéter dans le cadre du processus artistique?