Et pourtant, ce n'est pas si loin.
Ce n'est pas que le chiffrement ne soit pas la solution et la politique le soit. Le chiffrement est une solution temporaire, voire définitive selon le contexte.
En effet, si tu as peur de l'État, le tout chiffrement n'est pas une solution. Car cela exclu la question des métadonnées pourtant essentielle dans la question pour le gouvernement. Puis cela oublie que l'État a des moyens importants pour contourner certains mécanismes de chiffrement et que la répression en dehors du cercle numérique ne pourra aller que croissant avec cette réponse.
Le chiffrement est cependant une solution adaptée à certain problème, comme une certaine décentralisation de l'hébergement, la confidentialité de certaines données vis à vis d'un citoyen extérieur à l'échange ou d'une entreprise. Pour tout cela, le chiffrement est une réponse suffisante et adaptée.
Mais contre l'État, j'en doute, ni même contre les grandes entreprises du net comme les GAFAM qui eux peuvent avoir des moyens similaires aux États, qui possèdent la collection de données et veulent les monétiser à un certain degré. Pour lutter contre les dérives de ces entités, la réponse ne peut être que politique. C'est avec une réponse politique qu'on peut rétablir un équilibre des 3 pouvoirs pour limiter les effets nocifs d'une surveillance étatique. C'est grâce aussi à la politique qu'on peut voir émerger des champions européens du net pour contrebalancer ceux basés aux USA avec l'idéologie et le cadre juridique qui les accompagnent. C'est grâce à la politique qu'on peut instituer des lois favorables à la protection des consommateurs au détriment des entreprises. Avec du chiffrement, tu ne peux rien faire de tout cela, ou de manière marginale. En tout cas je n'ai pas trouvé de réponse probante à ces questions sur l'impact du chiffrement sur ces questions.
[^] # Re: Peut être pas la bonne approche ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche surveillance:// Entretien avec son auteur Tristan Nitot et 10 livres à gagner. Évalué à 5.
Et pourtant, ce n'est pas si loin.
Ce n'est pas que le chiffrement ne soit pas la solution et la politique le soit. Le chiffrement est une solution temporaire, voire définitive selon le contexte.
En effet, si tu as peur de l'État, le tout chiffrement n'est pas une solution. Car cela exclu la question des métadonnées pourtant essentielle dans la question pour le gouvernement. Puis cela oublie que l'État a des moyens importants pour contourner certains mécanismes de chiffrement et que la répression en dehors du cercle numérique ne pourra aller que croissant avec cette réponse.
Le chiffrement est cependant une solution adaptée à certain problème, comme une certaine décentralisation de l'hébergement, la confidentialité de certaines données vis à vis d'un citoyen extérieur à l'échange ou d'une entreprise. Pour tout cela, le chiffrement est une réponse suffisante et adaptée.
Mais contre l'État, j'en doute, ni même contre les grandes entreprises du net comme les GAFAM qui eux peuvent avoir des moyens similaires aux États, qui possèdent la collection de données et veulent les monétiser à un certain degré. Pour lutter contre les dérives de ces entités, la réponse ne peut être que politique. C'est avec une réponse politique qu'on peut rétablir un équilibre des 3 pouvoirs pour limiter les effets nocifs d'une surveillance étatique. C'est grâce aussi à la politique qu'on peut voir émerger des champions européens du net pour contrebalancer ceux basés aux USA avec l'idéologie et le cadre juridique qui les accompagnent. C'est grâce à la politique qu'on peut instituer des lois favorables à la protection des consommateurs au détriment des entreprises. Avec du chiffrement, tu ne peux rien faire de tout cela, ou de manière marginale. En tout cas je n'ai pas trouvé de réponse probante à ces questions sur l'impact du chiffrement sur ces questions.