Le chiffrement massif (TLS Obligatoire pour HTTP/2 par exemple) a pour but rendre la surveillance massive économiquement insupportable. Et je pense que Tristan Nitot cherche ce but.
Je comprends le principe, mais c'est une fuite en avant.
Si tu cherches à rendre la surveillance non efficace, sans chercher à résoudre le problème politique, tu vas forcément assister à la réalisation d'un état totalitaire car l'armement va aller crescendo que ce soit dans les ressources allouées à la surveillance comme dans l'arsenal législatif. Et ce n'est pas bon.
D'autant plus que le tout chiffrement n'est pas invulnérable, beaucoup trop de systèmes utilisent des clés ou algorithmes vérolés ou dépassés. Les agences d'espionnage ont un arsenal d'exploits pour contourner ce genre de limitations ou peuvent même limiter la puissance des algorithmes ou programmes notamment en étant présent lors de la normalisation ou en sabotant le système de certificats.
Pour finir, le chiffrement protège souvent les données en eux même, le message, mais rarement les métadonnées qui sont souvent autant voire plus intéressantes que les données elles mêmes. Donc cela reste insuffisant pour une protection totale.
Être surveiller parce que je fais l'objet d'une enquête de police, oui. Car à priori je vais rentrer dans une procédure judiciaire où le juge est garant de mon intérêt. Si je deviens accusé, il me donnera même la possibilité de démontrer où le procureur a tord (je suis innocent par défaut, il faut qu'il prouve que je suis coupable).
Tout à fait, et c'est là où je veux en venir, si le tout chiffrement est une réponse partielle au problème, elle n'est pas totale ni à long terme. La réelle solution est le retour du plein état de droit, en supprimant toutes les exceptions législatives à un procès et une enquête équitable.
"Une société où tu dois sortir en armure pour te sentir en sécurité est inquiétante" (reproduction de mémoire d'un intervant? Bayart, Nitot?)
C'est benjamin Bayart qui utilise régulièrement cette analogie. Et il précise toujours qu'il ne croit pas lui non plus au tout chiffrement comme une solution au problème, il ne croit qu'en une solution politique à terme également.
[^] # Re: Peut être pas la bonne approche ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche surveillance:// Entretien avec son auteur Tristan Nitot et 10 livres à gagner. Évalué à 7.
Je comprends le principe, mais c'est une fuite en avant.
Si tu cherches à rendre la surveillance non efficace, sans chercher à résoudre le problème politique, tu vas forcément assister à la réalisation d'un état totalitaire car l'armement va aller crescendo que ce soit dans les ressources allouées à la surveillance comme dans l'arsenal législatif. Et ce n'est pas bon.
D'autant plus que le tout chiffrement n'est pas invulnérable, beaucoup trop de systèmes utilisent des clés ou algorithmes vérolés ou dépassés. Les agences d'espionnage ont un arsenal d'exploits pour contourner ce genre de limitations ou peuvent même limiter la puissance des algorithmes ou programmes notamment en étant présent lors de la normalisation ou en sabotant le système de certificats.
Pour finir, le chiffrement protège souvent les données en eux même, le message, mais rarement les métadonnées qui sont souvent autant voire plus intéressantes que les données elles mêmes. Donc cela reste insuffisant pour une protection totale.
Tout à fait, et c'est là où je veux en venir, si le tout chiffrement est une réponse partielle au problème, elle n'est pas totale ni à long terme. La réelle solution est le retour du plein état de droit, en supprimant toutes les exceptions législatives à un procès et une enquête équitable.
C'est benjamin Bayart qui utilise régulièrement cette analogie. Et il précise toujours qu'il ne croit pas lui non plus au tout chiffrement comme une solution au problème, il ne croit qu'en une solution politique à terme également.