Comme toi je demande des infos personnelles qu'évidemment mon interlocuteur ne me donne finalement pas.
Mais cette méthode a une limite : "je ne veux pas te la donner parce que je ne te fais pas confiance, par contre j'ai confiance en mon gouvernement". En effet, la surveillance de masse par Facebook, les gens sont déjà à peu près convaincu de ses limites, de ses dérives et de ses dangers. Mais pour ce qui est de la surveillance du gouvernement, le spectre du terrorisme fait que les gens continuent de penser que la surveillance est bénéfique.
Ce que je dis alors c'est que certes aujourd'hui on a un gouvernement globalement honnête dans lequel on peut avoir quelque confiance, sans aucun doute. Mais un fichier est un fichier. On ne le détruit pas comme ça, et quel sera le gouvernement demain ?
De plus qui nous dit que ces fichiers sont à l’abri des indiscrétions ? Qu'ils sont bien sécurisés ? Qu'ils sont strictement sans aucune erreur ?
Et quand quelqu'un dit "je n'ai rien à me reprocher", je lui répond qu'on se fiche de ce qu'il se reproche, c'est pas lui qui juge, c'est le détenteur du fichier qui juge. Et le détenteur du fichier, ça change, ça passe les époques, les modes, l'opinion publique qui change etc.
Mais c'est pas facile tout ça, je pense principalement parce qu'on (moi le premier) n'a pas vraiment conscience du contenu de cette surveillance : que sait-on sur nous ?
En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.
[^] # Re: Merci
Posté par gUI (Mastodon) . En réponse à la dépêche surveillance:// Entretien avec son auteur Tristan Nitot et 10 livres à gagner. Évalué à 4. Dernière modification le 28 octobre 2016 à 09:19.
Comme toi je demande des infos personnelles qu'évidemment mon interlocuteur ne me donne finalement pas.
Mais cette méthode a une limite : "je ne veux pas te la donner parce que je ne te fais pas confiance, par contre j'ai confiance en mon gouvernement". En effet, la surveillance de masse par Facebook, les gens sont déjà à peu près convaincu de ses limites, de ses dérives et de ses dangers. Mais pour ce qui est de la surveillance du gouvernement, le spectre du terrorisme fait que les gens continuent de penser que la surveillance est bénéfique.
Ce que je dis alors c'est que certes aujourd'hui on a un gouvernement globalement honnête dans lequel on peut avoir quelque confiance, sans aucun doute. Mais un fichier est un fichier. On ne le détruit pas comme ça, et quel sera le gouvernement demain ?
De plus qui nous dit que ces fichiers sont à l’abri des indiscrétions ? Qu'ils sont bien sécurisés ? Qu'ils sont strictement sans aucune erreur ?
Et quand quelqu'un dit "je n'ai rien à me reprocher", je lui répond qu'on se fiche de ce qu'il se reproche, c'est pas lui qui juge, c'est le détenteur du fichier qui juge. Et le détenteur du fichier, ça change, ça passe les époques, les modes, l'opinion publique qui change etc.
Mais c'est pas facile tout ça, je pense principalement parce qu'on (moi le premier) n'a pas vraiment conscience du contenu de cette surveillance : que sait-on sur nous ?
En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.