- Refuser les brevets logiciels et ne pas acheter de logiciels propriétaires quand il revient moins cher d'utiliser du logiciel libre, voire de le produire. (c'est à dire presque toujours).
- Pour les médicaments concernant les pandémies : non-application des droits de licence pour les pays pauvres. Refuser de laisser mourir des humains alors qu'il n'y a même pas de manque à gagner à craindre, c'est le minimum moral. D'un point de vue économique, le sida en Afrique ruine les tentatives de développement.
- Abolir la dette du tiers-monde. D'une part, les intérêts de la dette sont devenus exorbitants et constitue un véritable boulet. D'autres parts, il n'est pas plus mal que la prochaines fois les banquiers se soucient des perspectives de développement économique d'un régime avant de lui prêter de l'argent à tort et à travers.
- Publier en libre accès sur le net toutes les thèses et travaux universitaires. Suggestion : abonner toutes les universités du tiers-monde aux revues scientifiques qui acceptent de publier leurs articles sur le net en libre accès six mois après la publication papier.
- Considérer que la recherche financé par le public doit enfin faire partie du domaine public, et refuser de se la faire récupérer par des sociétés privées sous forme de brevet. L'europe ne peut concurrencer les Etats-unis avec ces armes là. Autant partager notre savoir public avec la terre entière.
- Cesser les subventions agricoles européenne et étatsuniennes à l'exportations vers le tiers-monde. Cette concurrence déloyale empêche les agriculteurs du sud de se moderniser. Trouver des mécanismes financiers pour atténuer les fluctuations du cour des produits agricoles.
- Signer et faire signer un accord international interdisant les ventes d'arme, qui constitue un gigantesque gaspillage mégalomaniaque. Bon d'accord, là c'est de l'utopie. On retire cette proposition.
Et pour que « les immenses richesses scientifiques et artistiques que la société des hommes accumule dans les bibliothèques depuis des milliers d'années puissent, grâce au numérique porteur de savoir, être partagées, au Nord comme au Sud. ».
Depuis des milliers d'années, certe, à condition de faire chauffer les scanneurs et l'ocr. Mais pas avant 75 ans après la mort de l'auteur. Ca fait déjà moins immense :-( On pourrait négocier 25 ans après la première publication. Une solution plus radicale : créer une exception numérique qui autorise la libre publication des livres sur le net, et supprimer (tous!) les brevets comme le souhaitaient de nombreux libéraux aux XIXème siècle. Cela est jugé par tous irréaliste, mais que se passerait-il vraiment si on changait de paradigme en matière de propriété intellectuelle ? On peut quand même se poser la question. Certains pays du tiers-monde n'auraient-il pas inérêt à faire cavalier seul face à l'OMC et l'OMPI, afin de pouvoir se servir librement des connaissances brevetés ou protégés par copyright. Au moins provisoirement, le temps que eux-aussi puissent développer des biens immatériels à vendre ?
Bon j'arrête de rêver que le tiers-monde se développe, et dodo.
# Solutions ?
Posté par Séverin Tagliante-Saracino . En réponse à la dépêche « Fossé numérique et solidarité numérique » par A. Wade. Évalué à 4.
- Pour les médicaments concernant les pandémies : non-application des droits de licence pour les pays pauvres. Refuser de laisser mourir des humains alors qu'il n'y a même pas de manque à gagner à craindre, c'est le minimum moral. D'un point de vue économique, le sida en Afrique ruine les tentatives de développement.
- Abolir la dette du tiers-monde. D'une part, les intérêts de la dette sont devenus exorbitants et constitue un véritable boulet. D'autres parts, il n'est pas plus mal que la prochaines fois les banquiers se soucient des perspectives de développement économique d'un régime avant de lui prêter de l'argent à tort et à travers.
- Publier en libre accès sur le net toutes les thèses et travaux universitaires. Suggestion : abonner toutes les universités du tiers-monde aux revues scientifiques qui acceptent de publier leurs articles sur le net en libre accès six mois après la publication papier.
- Considérer que la recherche financé par le public doit enfin faire partie du domaine public, et refuser de se la faire récupérer par des sociétés privées sous forme de brevet. L'europe ne peut concurrencer les Etats-unis avec ces armes là. Autant partager notre savoir public avec la terre entière.
- Cesser les subventions agricoles européenne et étatsuniennes à l'exportations vers le tiers-monde. Cette concurrence déloyale empêche les agriculteurs du sud de se moderniser. Trouver des mécanismes financiers pour atténuer les fluctuations du cour des produits agricoles.
- Signer et faire signer un accord international interdisant les ventes d'arme, qui constitue un gigantesque gaspillage mégalomaniaque. Bon d'accord, là c'est de l'utopie. On retire cette proposition.
Et pour que « les immenses richesses scientifiques et artistiques que la société des hommes accumule dans les bibliothèques depuis des milliers d'années puissent, grâce au numérique porteur de savoir, être partagées, au Nord comme au Sud. ».
Depuis des milliers d'années, certe, à condition de faire chauffer les scanneurs et l'ocr. Mais pas avant 75 ans après la mort de l'auteur. Ca fait déjà moins immense :-( On pourrait négocier 25 ans après la première publication. Une solution plus radicale : créer une exception numérique qui autorise la libre publication des livres sur le net, et supprimer (tous!) les brevets comme le souhaitaient de nombreux libéraux aux XIXème siècle. Cela est jugé par tous irréaliste, mais que se passerait-il vraiment si on changait de paradigme en matière de propriété intellectuelle ? On peut quand même se poser la question. Certains pays du tiers-monde n'auraient-il pas inérêt à faire cavalier seul face à l'OMC et l'OMPI, afin de pouvoir se servir librement des connaissances brevetés ou protégés par copyright. Au moins provisoirement, le temps que eux-aussi puissent développer des biens immatériels à vendre ?
Bon j'arrête de rêver que le tiers-monde se développe, et dodo.