Je me souviens il n'y a pas si longtemps, on incitait les clients à passer sur des machines plus récentes (plus fiables et plus puissantes), et on récupérait les anciennes machines pour :
- des load-balancer (niveau 4 - LVS). C'est assez peu consommateur, et pas grave si ce n'était pas des machines très fiables (on les mettaient en failover pour assurer le service, et comme il y a très peu de données (simplement la conf du LB) on remontait facilement et rapidement une autre machine en cas de pépin.
- des serveurs de backup. Là aussi c'est peu consommateur en CPU/RAM. Il suffisait juste de rajouter des disques. En cas de défaillance de la machine on récupérait les disques et on remontait une machine équivalente. Le backup ayant lieu une fois par jour, ça n'a pas les mêmes contraintes de disponibilité (au pire des cas, on ratait un backup si la machine défaillait au mauvais horaire, et on avait une journée complète pour rétablir le service).
- déstockage. Un client voulait une machine pas trop cher, le serveur étant déjà amorti on pouvait lui proposer à bas tarif (il suffit juste que ça couvre la consommation électrique et la place occupée). Comme on récupérait pas mal de machines des autres clients qui upgradent, on avait du spare en cas de pépin.
Mais ça, c'était avant, à l'époque du tout physique. Aujourd'hui la virtualisation permettant d'avoir des petites machines plus fiables et à coût faible, ça limite l'intérêt de la récup de vieilles machines.
# À une autre époque
Posté par kna . En réponse au journal Le Cloud et la gestion de ses poubelles. Évalué à 8.
Je me souviens il n'y a pas si longtemps, on incitait les clients à passer sur des machines plus récentes (plus fiables et plus puissantes), et on récupérait les anciennes machines pour :
- des load-balancer (niveau 4 - LVS). C'est assez peu consommateur, et pas grave si ce n'était pas des machines très fiables (on les mettaient en failover pour assurer le service, et comme il y a très peu de données (simplement la conf du LB) on remontait facilement et rapidement une autre machine en cas de pépin.
- des serveurs de backup. Là aussi c'est peu consommateur en CPU/RAM. Il suffisait juste de rajouter des disques. En cas de défaillance de la machine on récupérait les disques et on remontait une machine équivalente. Le backup ayant lieu une fois par jour, ça n'a pas les mêmes contraintes de disponibilité (au pire des cas, on ratait un backup si la machine défaillait au mauvais horaire, et on avait une journée complète pour rétablir le service).
- déstockage. Un client voulait une machine pas trop cher, le serveur étant déjà amorti on pouvait lui proposer à bas tarif (il suffit juste que ça couvre la consommation électrique et la place occupée). Comme on récupérait pas mal de machines des autres clients qui upgradent, on avait du spare en cas de pépin.
Mais ça, c'était avant, à l'époque du tout physique. Aujourd'hui la virtualisation permettant d'avoir des petites machines plus fiables et à coût faible, ça limite l'intérêt de la récup de vieilles machines.