Un jour, en 2014, je suis invité à Lyon, aux 9e Journées du e-learning. Bernard Stiegler est lui aussi l’un des conférenciers invités. Je l’écoute alors comme on écoute une vieille connaissance oubliée. Il explique que les techniques sont des « milieux vitaux » pour l’être humain, qu’elles ne sont pas un supplément au corps humain mais proprement des organes, qu’elles trans-forment le cerveau depuis toujours, et donc l’apprentissage. Très bien. Et puis, d’un coup, des propos tels que : la fin du travail dans 20 ans, la courbe du chômage qui ne sera jamais inversée, l’armée américaine qui pilote internet, les GAFA comme les 4 cavaliers de l’Apocalypse, la fin de l’édition dans 10 ans, etc. Interloqué, quelqu’un dans l’amphi lui demande s’il n’est pas pessimiste. Il nie absolument, prétextant se situer au-delà des postures pessimistes ou optimistes. J’interviens alors pour surenchérir et souligner que son discours s’apparente à un discours de la peur.
Ensuite, j'ai lu des critiques rapides d'autres philosophes qui le discréditent, sur facebook, (entre autre) car il n'aurait jamais utilisé fb. Pour le coup, +1 à Stiegler.
# Merci
Posté par dzecniv . En réponse au journal L’Outil et la Technique. Évalué à 5.
Merci pour la réflexion, on devrait plus parler des philosophes de la science et de la technique par ici. (Pourquoi tant de downvotes ?)
Pour remarque: il a été informaticien et sa bio est assez étonnante: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Stiegler
Une critique, de la part d'un autre philosophe, dit qu'il dérape: la fin d'un philosophe autrefois inspirant
Ensuite, j'ai lu des critiques rapides d'autres philosophes qui le discréditent, sur facebook, (entre autre) car il n'aurait jamais utilisé fb. Pour le coup, +1 à Stiegler.
Un interview qui a l'air de valoir le coup: http://www.bastamag.net/Bernard-Stiegler-Le-marketing