L'argument de Greg est bon si et seulement si il utilise la licence MIT
Je pense que ton raisonnement est trop binaire. En gros tu dis que puisque Greg et Linus ne veulent pas passer par la case procès alors c'est comme si la GPL était une BSD/MIT et donc autant placer le noyau sous cette licence permissive.
Mais ce qu'explique très bien Greg dans son mail c'est que la GPL donne un levier pour parler aux décideurs dans les entreprises. Si c'était de la BSD/MIT il n'y aurait même pas de discussion. Ils font ce qu'ils veulent avec le code et puis c'est tout.
Là, avec la GPL et la nécessité de son respect, Greg peut mettre le pied dans l'embrasure de la porte et entamer les discussions. Il y a un problème de respect de la licence et on en discute :
We do it quietly, working with companies, from within, convincing them that yes, this license that seems so strange and crazy is really worth following, not only because it is the law (companies ignore the law allthe time, it's called risk management), but because it turns out it is
the right thing to do from a business point of view. It's cheaper to do so, the benefit is huge, and the return on investment is immense when they join together to work with us, instead of off in their own bubble.
Le procès c'est l'arme nucléaire et, comme le disent Linus et Greg, cela n'est bon pour personne à part les avocats. Donc il faut l'éviter à tout prix.
En revanche l'exigence de la GPL, la demande de remettre dans le pot commun le code modifié, la force légale de cette exigence, c'est ça qui force l'ouverture des discussions auprès des entreprises.
[^] # Re: Pas logique ou militant licence MIT
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Faut-il défendre la GPL devant les tribunaux ?. Évalué à 10. Dernière modification le 26 août 2016 à 15:55.
Je pense que ton raisonnement est trop binaire. En gros tu dis que puisque Greg et Linus ne veulent pas passer par la case procès alors c'est comme si la GPL était une BSD/MIT et donc autant placer le noyau sous cette licence permissive.
Mais ce qu'explique très bien Greg dans son mail c'est que la GPL donne un levier pour parler aux décideurs dans les entreprises. Si c'était de la BSD/MIT il n'y aurait même pas de discussion. Ils font ce qu'ils veulent avec le code et puis c'est tout.
Là, avec la GPL et la nécessité de son respect, Greg peut mettre le pied dans l'embrasure de la porte et entamer les discussions. Il y a un problème de respect de la licence et on en discute :
Le procès c'est l'arme nucléaire et, comme le disent Linus et Greg, cela n'est bon pour personne à part les avocats. Donc il faut l'éviter à tout prix.
En revanche l'exigence de la GPL, la demande de remettre dans le pot commun le code modifié, la force légale de cette exigence, c'est ça qui force l'ouverture des discussions auprès des entreprises.