Exemple de fiction pas si improbable que ça : Si je décède, mes documents seront perdus : ils sont comme leurs sauvegardes sur partitions chiffrées, dont le mot passe de la clé n’est connue que de moi-même... C’est pas ma famille ou mes amis qui ne baignent en rien dans l’univers informatique qui sauront faire ! Rassurez-vous, j’ai rédigé un tuto imprimé sur papier dans lequel j’ai mis tous mes mots de passe ^ ^
Par contre, et c’est bien réel, après le décès de mon Grand-père, en fouillant dans les tiroirs de son bureau on a trouvé des lettres que l’on a pu lire sans souci, peu importe que ces lettres aient finies à la poubelle peu après, l’information quelles contenaient était facilement accessible.
Plus généralement et sur plus long terme...
Quel que soit le support, la pérennité de l’information ne passe que par les copies. Depuis les moines copistes à nos sauvegardes décentralisées et automatiques.
Et oui, le papier comme le support numérique se copie, et on peut aussi décentraliser les sauvegardes. Un même ouvrage peut être consultable dans sa version papier dans plusieurs bibliothèques. C’est simplement plus facile et plus rapide de dupliquer les fichiers numériques.
Si la BNF contient des exemplaires non consultables, tu peux être sûr qu’ils ont été microfilmés et qu’il en existe des fac-similés accessibles au public.
Ces livres sont parfois plusieurs fois centenaires, fragiles mais fonctionnels. C’est-à-dire qu’on l’ouvre et on lit. Une mémoire magnétique, flash ou autre, ne tiendra jamais jusque-là. La pérennité des informations numériques est loin d’être une évidence entre l’obsolescence du matériel et des différentes couches logiciels (OS, bibliothèque, logiciels, formats, etc.), sans parler en plus du chiffrement des données.
Dans deux siècles on passe à un quidam un disque dur 5"1/4 sur port ISA au système de fichier de MS DOS et on lui demandera de lire un fichier proprio d’un des traitements texte des années 1980, dont l’éditeur a disparu peu après... C’est pas gagné. On a augmenté le niveau de compétence à tel point qu’aucun homme ne pourra s’en sortir seul ou en petite équipe. Contrairement au livre papier.
Mais bon c’est pas grave, maintenant qu’on a baigné dans le nucléaire, il nous est interdit de régresser techniquement...
Alors oui, à l’échelle de l’individu, je pense qu’il est plus facile de transmettre des informations sur papier que numériquement.
[^] # Re: Défaut majeur
Posté par binoyte . En réponse à la dépêche Appel de wallabag aux fabricants de liseuse. Évalué à 6. Dernière modification le 25 août 2016 à 13:16.
Je soutiens Gemini.
Exemple de fiction pas si improbable que ça : Si je décède, mes documents seront perdus : ils sont comme leurs sauvegardes sur partitions chiffrées, dont le mot passe de la clé n’est connue que de moi-même... C’est pas ma famille ou mes amis qui ne baignent en rien dans l’univers informatique qui sauront faire ! Rassurez-vous, j’ai rédigé un tuto imprimé sur papier dans lequel j’ai mis tous mes mots de passe ^ ^
Par contre, et c’est bien réel, après le décès de mon Grand-père, en fouillant dans les tiroirs de son bureau on a trouvé des lettres que l’on a pu lire sans souci, peu importe que ces lettres aient finies à la poubelle peu après, l’information quelles contenaient était facilement accessible.
Plus généralement et sur plus long terme...
Quel que soit le support, la pérennité de l’information ne passe que par les copies. Depuis les moines copistes à nos sauvegardes décentralisées et automatiques.
Et oui, le papier comme le support numérique se copie, et on peut aussi décentraliser les sauvegardes. Un même ouvrage peut être consultable dans sa version papier dans plusieurs bibliothèques. C’est simplement plus facile et plus rapide de dupliquer les fichiers numériques.
Si la BNF contient des exemplaires non consultables, tu peux être sûr qu’ils ont été microfilmés et qu’il en existe des fac-similés accessibles au public.
Ces livres sont parfois plusieurs fois centenaires, fragiles mais fonctionnels. C’est-à-dire qu’on l’ouvre et on lit. Une mémoire magnétique, flash ou autre, ne tiendra jamais jusque-là. La pérennité des informations numériques est loin d’être une évidence entre l’obsolescence du matériel et des différentes couches logiciels (OS, bibliothèque, logiciels, formats, etc.), sans parler en plus du chiffrement des données.
Dans deux siècles on passe à un quidam un disque dur 5"1/4 sur port ISA au système de fichier de MS DOS et on lui demandera de lire un fichier proprio d’un des traitements texte des années 1980, dont l’éditeur a disparu peu après... C’est pas gagné. On a augmenté le niveau de compétence à tel point qu’aucun homme ne pourra s’en sortir seul ou en petite équipe. Contrairement au livre papier.
Mais bon c’est pas grave, maintenant qu’on a baigné dans le nucléaire, il nous est interdit de régresser techniquement...
Alors oui, à l’échelle de l’individu, je pense qu’il est plus facile de transmettre des informations sur papier que numériquement.