• [^] # Re: les dangers du livre électronique

    Posté par . En réponse au journal Appel aux fabricants de liseuse. Évalué à 3.

    Il y a tout de même un monde entre un fichier papier destiné à la saisie et à la lecture manuelle et un fichier informatisé.

    Ce n'est pas parce que les données sont présentes dans les deux cas que les usages possibles sont les mêmes.

    Le fichier papier n'est exploitable massivement que très lentement. Il contient davantage d'erreurs qui rendent son exploitation systématique plus problématique. Il n'est pas interopérable entre les bibliothèques. Il est moins facilement copié, en particulier sans que les bibliothécaires, dans notre cas, s'en rendent compte.

    Certains usages naturels de ces deux types de fichiers sont donc identiques (quels livres a emprunté ou lu telle personne dans telle bibliothèque) et d'autres non (quels sont ceux qui ont emprunté tel titre en France).

    Dans mes souvenirs de bibliothèque des années quatre-vingt, on faisait soi-même deux fiches pour chaque bouquin. Une restait dedans qui nous rappelait la date de retour, et l'autre était versée au fichier d'emprunts avec nom, référence du livre et date de retour afin de permettre les relance et la gestion du stock et des livres en présentation. Je ne crois pas que les fiches étaient conservées une fois le bouquin rendu.

    Ça ressemble plus à une excuse.

    Pourquoi aurait-t-on besoin d'excuse pour ne pas avoir de livre électronique ? Une excuse pour être passéiste, avoir peur du progrès, faire de la résistance au changement, c'est de ce tonneau ? Consommer la dernière camelote polluante à la mode serait donc un impératif catégorique de notre temps ?