• [^] # Re: Modération laxiste

    Posté par . En réponse au sondage La modération a posteriori des contenus et commentaires problématiques sur LinuxFr.org. Évalué à 2.

    L'agression fait du mal, mais la rejeter en un demi-centimètre de tour de molette de la souris pour passer à la suite

    Sans oublier la touche j pour passer au commentaire suivant, ce qui plaira aux admirateurs du chiffre de la bête : VI.

    Et si cela ne fait pas mal, ce qui est mon cas, et que l'on est d'humeur joviale, on peut toujours revenir dessus avec le k pour se délecter de sa prose et rire un bon coup. :-)

    J'ai pu ainsi apprendre des choses fort intéressantes sur moi-même : il semblerait que je sois un malade mental avec un QI d'huître qui croit encore au Père Noël. Fichtre ! je ne pensais pas en être arrivé à ce niveau-là. Cela étant, je me demande ce que je dois penser de Descartes et Leibniz qui étaient persuadés d'en avoir prouver l'existence, et d'avoir ainsi amené la question non sur le terrain de la foi mais sur celui du savoir. Et chose encore plus surprenante, bien que Kant est réduit à néant toute tentative de preuve (que ce soit de l'existence ou de la non-existence) dans sa Critique de la Raison Pure (et ramener ainsi la question sur le terrain qu'elle n'aurait jamais dû quitter : celui de la foi), comment se fait-il que Gödel (qui lui aussi était croyant, donc un malade mental, abruti...) ait tenté de réhabiliter la preuve ontologique leibnizienne ?

    Et une petite citation (j'aime bien ça :-P) pour conclure :

    Ajoutons encore quelques observations qui se rattachent à ce concept de foi révélée.

    Il n’existe qu’une religion (vraie); mais il peut exister beaucoup de formes de croyances. – On peut ajouter que dans les diverses Églises qui se séparaient les unes des autres à cause de la diversité de leur genre de croyances, on peut rencontrer une seule et même vraie religion.

    Il convient donc mieux (et c’est aussi plus usité) de dire : Cet homme est de telle ou telle confession (juive, musulmane, chrétienne, catholique, luthérienne) que, il appartient à telle ou telle religion. Ce dernier terme même ne devrait pas équitablement s’employer quand on s’adresse au grand public (dans les catéchismes et les sermons); car pour lui, il est trop savant et inintelligible; aussi bien les langues modernes n’offrent point de terme équivalent à cette expression. Par ce terme l’homme du peuple entend toujours sa foi d’église qui lui tombe sous le sens, tandis que la religion se cache intérieurement et dépend d’intentions morales; à la plupart des gens ont fait trop d’honneur en disant d’eux ; Ils professent telle ou telle religion; car ils n’en connaissent aucune et n’en demandent aucune; la foi statutaire, c’est là tout ce qu’ils entendent par ce terme. C’est pourquoi les prétendues querelles religieuses qui ont souvent ébranlé le monde en l’arrosant de sang, n’ont jamais été autre chose que des disputes sur la croyance d’église et l’homme opprimé ne se plaignait pas en réalité qu’on l’empêchait de rester attaché à sa religion (ce que ne peut aucune puissance extérieure) mais parce qu’on ne lui permettait pas de pratiquer publiquement la foi d’église.

    Or, quand une Église, comme d’ordinaire il arrive, se fait passer elle-même pour la seule Église universelle (quoi qu’elle soit établie sur une foi révélée particulière qui, en tant qu’historique, ne peut être exigée en aucune façon de tous) celui qui ne reconnaît pas cette foi d’église (particulière) est appelée par elle mécréant et elle le hait de tout son cœur; quant à celui qui ne s’en écarte que partiellement (en ce qui est inessentiel), elle l’appelle hétérodoxe et l’évite tout au moins comme contagieux. Enfin s’il se rattache vraiment à la même Église, en s’écartant toutefois des croyances de celle-ci pour l’essentiel (c’est-à-dire ce dont on fait l’essentiel), on l’appelle, notamment quand il répand son hétérodoxie, un hérétique et il est considéré, tel un rebelle, comme plus punissable encore qu’un ennemi du dehors; on le rejette de l’église par un anathème (comme les Romains en prononçaient contre celui qui passait le Rubicon sans l’assentiment du Sénat) et on le livre à tous les dieux infernaux. La doctrine prétendue unique et rigoureuse selon les docteurs ou les chefs d’une église en fait de foi d’église se nomme orthodoxie, et on pourrait bien la diviser en orthodoxie despotique (brutale) et en orthodoxie libérale. – Quand une église qui déclare que sa croyance particulière est obligatoire universellement, doit s’appeler catholique, mais celle qui s’inscrit en faux contre ces prétentions d’autres églises (encore qu’il lui plairait bien d’en pratiquer elle-même de pareilles si elle pouvait) protestante, un observateur attentif constatera pas mal d’exemples louables de catholiques protestants et au contraire encore plus d’exemple scandaleux de protestants archicatholiques. Le premier cas concerne des hommes dont la mentalité s’élargit (bien que ce ne soit sans doute pas celle de leur Église); avec eux, les autres font en raison de leur esprit borné un singulier contraste qui n’est pas du tout à leur avantage.

    Kant, La religion dans les limites de la simple raison.

    La mise en emphase est de moi. Pour notre gentil troll ce terme aussi est bien trop savant pour qu'il puisse y entendre quelque chose, comme a peu près tous les concepts qu'il cherche à utiliser bien qu'il ne cesse de se revendiquer de la science et de la logique : science à laquelle il ne comprend absolument rien !

    P.S : pour ceux qui serait étonnés de l'usage fait de l'épithète « catholique » dans le texte cité, je précise que ce mot, en grec, est synonyme de « universel » (qui lui est d'origine latine).

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.