Le soucis vient principalement de l'architecture ARM qui n'a pas pour le moment de mécanismes de découverte du matériel comme sur x86 (nos ordinateurs). Du coup il te faut forcément, en dur quelque part dans le noyau, le listing qui va bien pour fonctionner.
Le noyau Linux vient à peine, récemment, d'avoir la possibilité de compiler ces listings ensemble dans une seule image pour démarrer sur plusieurs périphériques ARM différents. Mais cela n'est pas suffisant.
Car déjà, pour que le portage soit réussi, tout doit fonctionner. Un téléphone est un appareil autonome avec beaucoup plus de connectiques et d’interactions qu'un ordinateur. Avec la puce GSM qui ne fonctionne pas, le Wifi ou le tactile, c'est mort. Et ces composants sont peu standardisés par rapport aux claviers / souris de nos machines. C'est donc beaucoup plus sensible.
Puis la majeure partie des téléphones du commerce ont besoin de pilotes propriétaires ou publics mais pas inclus dans les sources du noyau officiel (car le patch est trop gros ou trop sale). Du coup très souvent tu dois utiliser un noyau très précis pour exploiter correctement le matériel sous-jacent, souvent du Linux 3.4 pour les appareils Android.
Sinon tu dois te contenter des rares téléphones bien supportés par le noyau officiel, ou d'un téléphone pas totalement fonctionnel ce qui est plutôt handicapant.
Le problème ne vient donc pas réellement du noyau Linux et de l'écosystème du libre qui sont techniquement efficaces pour cela mais plutôt des limitations de l'architecture ARM d'une part, mais aussi de la politique et de la culture d'entreprise des constructeurs de téléphones ou de composants qui font peu d'efforts pour mettre à disposition leurs travaux dans la branche officielle du noyau.
[^] # Re: Et question Portage
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal 1 an sous Ubuntu Phone. Évalué à 10.
Le soucis vient principalement de l'architecture ARM qui n'a pas pour le moment de mécanismes de découverte du matériel comme sur x86 (nos ordinateurs). Du coup il te faut forcément, en dur quelque part dans le noyau, le listing qui va bien pour fonctionner.
Le noyau Linux vient à peine, récemment, d'avoir la possibilité de compiler ces listings ensemble dans une seule image pour démarrer sur plusieurs périphériques ARM différents. Mais cela n'est pas suffisant.
Car déjà, pour que le portage soit réussi, tout doit fonctionner. Un téléphone est un appareil autonome avec beaucoup plus de connectiques et d’interactions qu'un ordinateur. Avec la puce GSM qui ne fonctionne pas, le Wifi ou le tactile, c'est mort. Et ces composants sont peu standardisés par rapport aux claviers / souris de nos machines. C'est donc beaucoup plus sensible.
Puis la majeure partie des téléphones du commerce ont besoin de pilotes propriétaires ou publics mais pas inclus dans les sources du noyau officiel (car le patch est trop gros ou trop sale). Du coup très souvent tu dois utiliser un noyau très précis pour exploiter correctement le matériel sous-jacent, souvent du Linux 3.4 pour les appareils Android.
Sinon tu dois te contenter des rares téléphones bien supportés par le noyau officiel, ou d'un téléphone pas totalement fonctionnel ce qui est plutôt handicapant.
Le problème ne vient donc pas réellement du noyau Linux et de l'écosystème du libre qui sont techniquement efficaces pour cela mais plutôt des limitations de l'architecture ARM d'une part, mais aussi de la politique et de la culture d'entreprise des constructeurs de téléphones ou de composants qui font peu d'efforts pour mettre à disposition leurs travaux dans la branche officielle du noyau.