Je réitère: ce passage est incompréhensible (en tout cas pour moi) et n’a pas de consistance (où alors je n’arrive pas à la saisir). En tout cas ça n’est clairement pas accessible à n’importe qui. Es-tu capable de me résumer clairement ce que tu comprends de passage?
Je me prête au jeu:
Le Deuxième sexe marque une date incontestable dans l'histoire du féminisme. Ce livre développe un discours médiocre mais clinquant s'articulant autour de l'existentialisme et la notion de "sensibilité féminine". En dépit de ses carences structurelles, ce livre s'est imposé comme un ouvrage de référence de la pensée féministe. Que cela puisse arriver n'est-il pas le signe de l'affaiblissement de la révolte féminine? Ce serait une explication du silence qui a accueilli le remarquable travail de Suzanne Lilar Le Malentendu du Deuxieme Sexe.
L'idée que développe Annie Le Brun dans ce chapitre, et qui explique ce qu'elle entend par "affaiblissement" est que à l'époque de Simone de Beauvoir un petit groupe de personne s'est accaparé la parole féministe et transformé la révolte féminine, auparavant diverse et audacieuse, en mouvement politique fortement idéologique, organisé, et très peu "révolte". Pour le dire en quelques mots "dès lors que le féminisme s'est organisé en combat il a cessé d'être une révolte".
[...] . Et en vérité je préfère les langues qui ne m’obligent pas à préciser le genre [...]
Avoir une préférence est une chose, prétendre qu'elle est la direction inéluctable, c'est une autre chose et c'est celle que je contredis.
Avoir une langue genrée nous oblige à connaitre le genre d’une personne pour en parler
Tu peux utiliser le genre non marqué, comme dans "le médecin" par exemple. C'est ta perception et ta compréhension de la langue qui te fait croire que tu dois connaître le genre d'une personne pour en parler. Mon médecin généraliste et mon pharmacien sont des femmes mais je leur dit toujours "mon médecin m'a dit que" ou "mon pharmacien m'a dit que" lorsque je parle à l'un ou l'autre puisque le fait que le médecin ou le pharmacien soit un homme ou une femme ne change rien à la qualité de ses jugements – et du reste ne regarde que moi dans cette communication.
D’ailleurs un des premiers trucs que j’ai fait dans ce fil, c’était d’affirmer que tous les hommes n’étaient pas XY et toutes les femmes n’étaient pas XX
Faire référence à des catégories aux contours flous n'est pas le privilège des mots "femme" et "homme" mais le lot de pratiquement tous les mots du lexique.
[^] # Re: Tiptop le sexisme
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse à la dépêche Ouverture du site Libre Games Initiatives. Évalué à 6.
Je me prête au jeu:
L'idée que développe Annie Le Brun dans ce chapitre, et qui explique ce qu'elle entend par "affaiblissement" est que à l'époque de Simone de Beauvoir un petit groupe de personne s'est accaparé la parole féministe et transformé la révolte féminine, auparavant diverse et audacieuse, en mouvement politique fortement idéologique, organisé, et très peu "révolte". Pour le dire en quelques mots "dès lors que le féminisme s'est organisé en combat il a cessé d'être une révolte".
Avoir une préférence est une chose, prétendre qu'elle est la direction inéluctable, c'est une autre chose et c'est celle que je contredis.
Tu peux utiliser le genre non marqué, comme dans "le médecin" par exemple. C'est ta perception et ta compréhension de la langue qui te fait croire que tu dois connaître le genre d'une personne pour en parler. Mon médecin généraliste et mon pharmacien sont des femmes mais je leur dit toujours "mon médecin m'a dit que" ou "mon pharmacien m'a dit que" lorsque je parle à l'un ou l'autre puisque le fait que le médecin ou le pharmacien soit un homme ou une femme ne change rien à la qualité de ses jugements – et du reste ne regarde que moi dans cette communication.
Faire référence à des catégories aux contours flous n'est pas le privilège des mots "femme" et "homme" mais le lot de pratiquement tous les mots du lexique.