• [^] # Re: Tiptop le sexisme

    Posté par . En réponse à la dépêche Ouverture du site Libre Games Initiatives. Évalué à -1.

    Ce raisonnement est basé sur la prémisse fausse que la langue confond genre et sexe, ce qu'elle ne fait pas. Quelle part d'homme ou de femme peut-il bien il y avoir dans un nénuphar ou une rose? Les langues où plusieurs genres existent ne sont par ailleurs pas unanimes sur les genres attribués aux choses.

    Lorsque les mots se rapportent à une personne physique (par opposition à une personne morale), alors le genre grammatical correspond au genre de personne, si tu préfères cette définition. Ça ne change pas ce que je dis.

    Et sache qu’on attribue généralement à un mot des qualificatifs différents selon son genre grammatical, preuve que le genre des mots nous influence, qu’on le veuille ou non.

    Les genres sont du reste très utiles dans l'écriture puisqu'ils permettent parfois, lorsqu'on discute de choses de genres différents, d'utiliser deux pronoms sans que cela crée de confusion.

    Y a des langues qui s’en passent très bien.

    À tout hasard je lis actuellement le livre d'Annie le Brun "Lâchez tout!", lecture fort recommandable sur ce sujet – et le féminisme, ou plutôt le hold-up dont il fait l'objet, des années 60 à nos jours.

    Si c’est bien ce texte, c’est juste une merde anti-féministe quasiment incompréhensible et basée sur aucun argument concret. Quant à critiquer le féminisme d’aujourd’hui à partir d’un texte qui le précède de 50 ans, vu le progrès qu’on a fait en sciences sociales et dans les luttes féministes ça me semble un peu perdu d’avance (ç’aurait été y a 20 je dis pas, mais là...).

    Déjà balancer Simone de Beauvoir aux orties alors que toutes les études de genre se basent sur le principe qu’elle a énoncé, ça me parait un peu ridicule (notons qu’elle fut la 1re à l’énoncer si clairement et brièvement, mais pas la 1re à y réfléchir).

    Soyons clairs, mon féminisme a pour but de mettre fin aux inégalités salariales, à la taxe rose, au harcèlement de rue, au harcèlement sexuel, au marketing genré, aux violences conjugales, aux stéréotypes de genre, aux normes de beauté, aux viols. Des trucs très concrets, pas comme les âneries racontées dans le texte.

    Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990