• [^] # Re: Tiptop le sexisme

    Posté par . En réponse à la dépêche Ouverture du site Libre Games Initiatives. Évalué à -1.

    Note: en fait la règle ça me fait penser au they singulier en anglais: une règle ancienne (qui n’avait pas vraiment disparu en anglais mais était plutôt peu usitée) mais qui est utile.

    Toutes ces modifications ne sont pas sans poser problèmes dont le principal est une adaptation importante de « l'intérpréteur » du langage chez les locuteurs, alors qu'il est possible d'atteindre le même objectif avec les structures usuelles de la langue. Ce qui explique en grande partie la levée de boucliers que l'on a connu ces derniers temps sur le site face à cette innovation.

    C’est pas si compliqué, mais je comprends qu’on peut tiquer quand on voit pour la 1re fois/très rarement. Pourtant les pronoms s’apprennent très vite (je vois souvent iel/ielle dont la construction est plutôt évidente mais je m’abstiens de les utiliser sur ce site), et les constructions du type lecteur/rice ou président·e sont plutôt transparentes (on retrouvait déjà ça sous la forme lecteur(ice) ou président(e) mais les parenthèses sont encore plus intrusives et leur sens est plutôt moyen). Mais c’est très difficile d’écrire un texte sans genrer personne ou alors ça peut venir très lourd quand on répète les mots aux deux genres que possède le français.

    Enfin si l'on peut certes admettre que ce sont des considérations misogynes et patriarcales qui ont pu motiver l'adoption de certaines règles de grammaires (d'autant que les lettrés de l'époque étaient essentiellement des hommes), il n'est pas certain qu'elles entretiennent les préjugés misogynes et que leur disparition entraînera avec elle la disparition de ces préjugés. La Grèce antique ainsi que l'empire romain pourraient servir à prouver le contraire : le grec ancien et le latin comportaient la règle de proximité, et dieu sait si ces sociétés étaient misogynes et patriarcales.

    Pour la 45000e fois, oui. Mais c’est comme le droit de vote: c’est nécessaire mais pas suffisant pour obtenir l’égalité des droits.

    Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990