Ça n’alourdit pas la phrase, c’est juste une règle d’accord différente.
Tout à fait, et elle me semble plus prudente à adopter dans votre démarche de lutter contre les stéréotypes sexistes véhiculés par la langue. Elle ne perturbe pas fondamentalement la lecture, et pourrait passer pour une simple « faute » de grammaire. Dans le même genre, les principes généraux de l'écriture épicène de l'office québécois de la langue française semble mesurés.
De son côté, l'écriture inclusive qui a été proposée plus d'une fois implique des modifications plus profondes sur la structure de la langue (liste non exhaustive) :
ajout de nouveaux pronoms : illes, iel, olle...
factorisation des terminaisons et des radicaux : lecteur-trice...
création de radicaux neutres : lecteurices...
Toutes ces modifications ne sont pas sans poser problèmes dont le principal est une adaptation importante de « l'intérpréteur » du langage chez les locuteurs, alors qu'il est possible d'atteindre le même objectif avec les structures usuelles de la langue. Ce qui explique en grande partie la levée de boucliers que l'on a connu ces derniers temps sur le site face à cette innovation.
Enfin si l'on peut certes admettre que ce sont des considérations misogynes et patriarcales qui ont pu motiver l'adoption de certaines règles de grammaires (d'autant que les lettrés de l'époque étaient essentiellement des hommes), il n'est pas certain qu'elles entretiennent les préjugés misogynes et que leur disparition entraînera avec elle la disparition de ces préjugés. La Grèce antique ainsi que l'empire romain pourraient servir à prouver le contraire : le grec ancien et le latin comportaient la règle de proximité, et dieu sait si ces sociétés étaient misogynes et patriarcales.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Tiptop le sexisme
Posté par kantien . En réponse à la dépêche Ouverture du site Libre Games Initiatives. Évalué à 4.
Tout à fait, et elle me semble plus prudente à adopter dans votre démarche de lutter contre les stéréotypes sexistes véhiculés par la langue. Elle ne perturbe pas fondamentalement la lecture, et pourrait passer pour une simple « faute » de grammaire. Dans le même genre, les principes généraux de l'écriture épicène de l'office québécois de la langue française semble mesurés.
De son côté, l'écriture inclusive qui a été proposée plus d'une fois implique des modifications plus profondes sur la structure de la langue (liste non exhaustive) :
Toutes ces modifications ne sont pas sans poser problèmes dont le principal est une adaptation importante de « l'intérpréteur » du langage chez les locuteurs, alors qu'il est possible d'atteindre le même objectif avec les structures usuelles de la langue. Ce qui explique en grande partie la levée de boucliers que l'on a connu ces derniers temps sur le site face à cette innovation.
Enfin si l'on peut certes admettre que ce sont des considérations misogynes et patriarcales qui ont pu motiver l'adoption de certaines règles de grammaires (d'autant que les lettrés de l'époque étaient essentiellement des hommes), il n'est pas certain qu'elles entretiennent les préjugés misogynes et que leur disparition entraînera avec elle la disparition de ces préjugés. La Grèce antique ainsi que l'empire romain pourraient servir à prouver le contraire : le grec ancien et le latin comportaient la règle de proximité, et dieu sait si ces sociétés étaient misogynes et patriarcales.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.