Je ne réponds pas, je produis des remarques inintéressantes, cela avait pour vocation de mettre un peu de distance entre les propos tenus par la suite et ma personne, et non pas de faire une attaque ad hominem.
Je constate en effet que la règle de proximité, au même titre que les déclinaisons, les positions plus ou moins variables des mots dans une phrase ainsi que les construction syntaxiques qui alourdissent le langage ont fini par disparaitre du Français. Je n'ai pas lu le livre auquel tu fais référence, mais en lisant la page wikipédia citée, on trouve
Au xviiie siècle, la primauté du masculin sur le féminin et celle du pluriel sur le singulier finissent par s'imposer, du moins concernant l'accord entre un sujet pluriel et son attribut.
Qui est suivie d'une phrase pour le moins amusante : « Pour justifier la primauté du masculin, le motif ... ». Je comprends peut-être mal la phrase, mais j'ai l'impression que la pratique s'est démocratisée, et que seulement par la suite les gens ont voulu l'institutionnaliser et ont trouvé des justifications plus ou moins douteuses (la noblesse du genre etc). Vu que tu as plus de connaissances que moi sur ce sujet, pourrais-tu éclaircir le passage entre les deux règles ?
Un avantage? Quand on voit la merde que c’est
Je ne vois pas le rapport ... Franchement, le problème c'est que tout est mélangé ! On parle simplement d'offre et de demande à caractère discriminatoire. On ne va pas dire que tel truc n'est « pas sexiste » parce que bon, je sors de mon chapeau un critère complètement arbitraire qui va bien.
ça serait un truc rempli de stéréotypes de mecs
Mais je suis certain que cela existe ! Franchement, la recherche de la beauté, les articles hétérocentrés, et tout le tintouin c'est aussi le cas pour les hommes.
Est-ce qu’une seule personne pouvait se vanter de l’être? Plus intéressant que de se poser la question de l’objectivité, se demander quel est mon but et ma perspective.
Je suis parfaitement d'accord avec toi sur ce point. Mais le problème c'est que dans tes argumentations, j'ai l'impression d'avoir du mal à cerner le moment où tu parles de sexisme dans la société, le moment où tu fais des jugements d'ordre moral, le moment où tu invoques un critère de préférence personnelle ... C'est plutôt cette difficulté que j'ai tenté d'exprimer en disant que certains points n'étaient « pas objectifs ».
Je pense que l’écrasante majorité des différences sociales entre hommes et femmes sont dues au conditionnement social.
Ça encore c'est une tautologie ou presque : la société façonne le comportement social. La vraie question c'est : veut-on imposer un changement social ? À partir de quel moment cesse-t-on d'encadrer les rapports humains et commençons nous à les dicter ?
Mon objectif est donc de lutter contre les injonctions, stéréotypes et inégalités entre hommes et femmes.
C'est là que les opinions sont un peu divergentes (enfin, au moins entre nous deux). Je pense qu'il faut lutter contre les discriminations abusives, volontaires, ou qui ont un impact sur le niveau de vie, et il y en a un énorme paquet. Par contre, passer du temps pour forcer une association dont l'intention est louable à changer son point de vue parce que tu imagines que cela impose une vision sexiste qui discrimine les femmes du jeu vidéo, je trouve que c'est une perte de temps, et cela cause plus de mal que de bien : c'est parfois fait de manière agressive (voir le premier commentaire du fil), non constructive, et du coup cela ternit l'image du combat que tu voudrais mener.
Par exemple proposer de réformer une langue vivante qui malgré les formalisations continue d'évoluer, c'est à mon avis une perte de temps. Je suis conscient que le langage tel qu'il est actuellement peut introduire et introduit certainement des biais, et des manières de pensées. Seulement je pense qu'il est plus intéressant de faire évoluer les mentalités plutôt que les outils qui les expriment.
De plus, quand une personne utilise le masculin, je suis persuadé que 99% du temps il ne veut pas par là assoir la domination du monde par les hommes dont le sexe serait plus noble ou je-ne-sais-quoi. J'irais même jusqu'à dire que le cerveau finit par faire abstraction de ce bruit et que seul le message qu'on veut faire passer importe, ensuite l'inconscient, les réflexes acquis durant l'apprentissage de la langue construisent naturellement des phrases valides (enfin, souvent).
J'écris beaucoup et je me rends compte que cela dessert sûrement mon argumentation. Je m'en excuse d'avance, autant pour toi que pour la « pollution » engendrée dans le fil de discussion qui continue à grossir. Peut-être pouvons-nous continuer sur un autre canal de discussion ?
[^] # Re: Tiptop le sexisme
Posté par Aluminium95 . En réponse à la dépêche Ouverture du site Libre Games Initiatives. Évalué à 6.
Je ne réponds pas, je produis des remarques inintéressantes, cela avait pour vocation de mettre un peu de distance entre les propos tenus par la suite et ma personne, et non pas de faire une attaque ad hominem.
Je constate en effet que la règle de proximité, au même titre que les déclinaisons, les positions plus ou moins variables des mots dans une phrase ainsi que les construction syntaxiques qui alourdissent le langage ont fini par disparaitre du Français. Je n'ai pas lu le livre auquel tu fais référence, mais en lisant la page wikipédia citée, on trouve
Qui est suivie d'une phrase pour le moins amusante : « Pour justifier la primauté du masculin, le motif ... ». Je comprends peut-être mal la phrase, mais j'ai l'impression que la pratique s'est démocratisée, et que seulement par la suite les gens ont voulu l'institutionnaliser et ont trouvé des justifications plus ou moins douteuses (la noblesse du genre etc). Vu que tu as plus de connaissances que moi sur ce sujet, pourrais-tu éclaircir le passage entre les deux règles ?
Je ne vois pas le rapport ... Franchement, le problème c'est que tout est mélangé ! On parle simplement d'offre et de demande à caractère discriminatoire. On ne va pas dire que tel truc n'est « pas sexiste » parce que bon, je sors de mon chapeau un critère complètement arbitraire qui va bien.
Mais je suis certain que cela existe ! Franchement, la recherche de la beauté, les articles hétérocentrés, et tout le tintouin c'est aussi le cas pour les hommes.
Je suis parfaitement d'accord avec toi sur ce point. Mais le problème c'est que dans tes argumentations, j'ai l'impression d'avoir du mal à cerner le moment où tu parles de sexisme dans la société, le moment où tu fais des jugements d'ordre moral, le moment où tu invoques un critère de préférence personnelle ... C'est plutôt cette difficulté que j'ai tenté d'exprimer en disant que certains points n'étaient « pas objectifs ».
Ça encore c'est une tautologie ou presque : la société façonne le comportement social. La vraie question c'est : veut-on imposer un changement social ? À partir de quel moment cesse-t-on d'encadrer les rapports humains et commençons nous à les dicter ?
C'est là que les opinions sont un peu divergentes (enfin, au moins entre nous deux). Je pense qu'il faut lutter contre les discriminations abusives, volontaires, ou qui ont un impact sur le niveau de vie, et il y en a un énorme paquet. Par contre, passer du temps pour forcer une association dont l'intention est louable à changer son point de vue parce que tu imagines que cela impose une vision sexiste qui discrimine les femmes du jeu vidéo, je trouve que c'est une perte de temps, et cela cause plus de mal que de bien : c'est parfois fait de manière agressive (voir le premier commentaire du fil), non constructive, et du coup cela ternit l'image du combat que tu voudrais mener.
Par exemple proposer de réformer une langue vivante qui malgré les formalisations continue d'évoluer, c'est à mon avis une perte de temps. Je suis conscient que le langage tel qu'il est actuellement peut introduire et introduit certainement des biais, et des manières de pensées. Seulement je pense qu'il est plus intéressant de faire évoluer les mentalités plutôt que les outils qui les expriment.
De plus, quand une personne utilise le masculin, je suis persuadé que 99% du temps il ne veut pas par là assoir la domination du monde par les hommes dont le sexe serait plus noble ou je-ne-sais-quoi. J'irais même jusqu'à dire que le cerveau finit par faire abstraction de ce bruit et que seul le message qu'on veut faire passer importe, ensuite l'inconscient, les réflexes acquis durant l'apprentissage de la langue construisent naturellement des phrases valides (enfin, souvent).
J'écris beaucoup et je me rends compte que cela dessert sûrement mon argumentation. Je m'en excuse d'avance, autant pour toi que pour la « pollution » engendrée dans le fil de discussion qui continue à grossir. Peut-être pouvons-nous continuer sur un autre canal de discussion ?