Les hommes ont aussi inscrit ce principe dans la grammaire en forçant la règle selon laquelle «le masculin l’emporte sur le féminin»
Je crois que c'est plus une volonté de simplification des règles de grammaires qu'une réelle volonté d'imposer une hiérarchie homme/femme. Non pas que cette décision ne se soit pas inscrite pas dans un contexte où il y avait effectivement une hiérarchisation des relations entres les hommes et les femmes, mais je pense simplement que c'est une règle pratique.
Absolument pas: ça a été imposé par des intellectuels, on utilisait la règle de proximité. Je ne sais pas trop ce qu’on trouve sur internet à ce sujet mais le livre d’Éliane Viennot, «Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française» est très complet sur le sujet.
Et au contraire, je trouve ça discriminant : pourquoi est-ce qu'il existerait un magazine spécifique aux femmes quand il n'en existe aucun spécifique aux hommes ? (si on admet que ce que tu dis est vrai). À priori, un magazine « normal » n'est pas destiné à un genre particulier, ce qui donne en quelque sorte un « avantage » aux femmes ...
Un avantage? Quand on voit la merde que c’est... (rempli d’injonctions à la beauté et à la maigreur notamment, complètement hétérocentré, etc.). Si on devait imaginer un équivalent masculin, ça serait un truc rempli de stéréotypes de mecs (comment draguer, se muscler, des trucs de footeux, des voitures et des pubs pour les mecs virils).
Tout est une question de point de vue, et la vision que tu as n'est pas objective.
Est-ce qu’une seule personne pouvait se vanter de l’être? Plus intéressant que de se poser la question de l’objectivité, se demander quel est mon but et ma perspective.
Je pense que l’écrasante majorité des différences sociales entre hommes et femmes sont dues au conditionnement social. Mon objectif est donc de lutter contre les injonctions, stéréotypes et inégalités entre hommes et femmes.
Évidemment quand je dis qu’un truc ou un autre est sexiste, ça veut dire que ça fait partie des trucs, extrêmement nombreux, qui mis bout à bout créent la structure sociale qui reproduit des hommes et des femmes qui rentrent à peu près dans les cases (voir par exemple la notion d’habitus).
Après, je dirais que certains magazines se destinent quand même beaucoup plus aux hommes, ne serait-ce que par les articles proposés et le style d'écriture, mais mes connaissances sont trop minces pour que je me risque à en trouver.
Oui évidemment, mais souvent c’est parce qu’on envisage pas souvent que le lectorat puisse être féminin (et c’est un cercle vicieux). Quand on veut le sexisme et même la misogynie complètement assumée d’un grand nombre de journalistes de jeux vidéo, c’est pas étonnant.
[^] # Re: Tiptop le sexisme
Posté par ariasuni . En réponse à la dépêche Ouverture du site Libre Games Initiatives. Évalué à 3.
Pourquoi y réponds-tu alors?
Absolument pas: ça a été imposé par des intellectuels, on utilisait la règle de proximité. Je ne sais pas trop ce qu’on trouve sur internet à ce sujet mais le livre d’Éliane Viennot, «Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française» est très complet sur le sujet.
Un avantage? Quand on voit la merde que c’est... (rempli d’injonctions à la beauté et à la maigreur notamment, complètement hétérocentré, etc.). Si on devait imaginer un équivalent masculin, ça serait un truc rempli de stéréotypes de mecs (comment draguer, se muscler, des trucs de footeux, des voitures et des pubs pour les mecs virils).
Est-ce qu’une seule personne pouvait se vanter de l’être? Plus intéressant que de se poser la question de l’objectivité, se demander quel est mon but et ma perspective.
Je pense que l’écrasante majorité des différences sociales entre hommes et femmes sont dues au conditionnement social. Mon objectif est donc de lutter contre les injonctions, stéréotypes et inégalités entre hommes et femmes.
Évidemment quand je dis qu’un truc ou un autre est sexiste, ça veut dire que ça fait partie des trucs, extrêmement nombreux, qui mis bout à bout créent la structure sociale qui reproduit des hommes et des femmes qui rentrent à peu près dans les cases (voir par exemple la notion d’habitus).
Oui évidemment, mais souvent c’est parce qu’on envisage pas souvent que le lectorat puisse être féminin (et c’est un cercle vicieux). Quand on veut le sexisme et même la misogynie complètement assumée d’un grand nombre de journalistes de jeux vidéo, c’est pas étonnant.
Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990