• [^] # Re: Pas si internationale

    Posté par . En réponse à la dépêche État de l’espéranto sous GNU/Linux. Évalué à 5.

    c'est LA difficulté de l'espéranto, à savoir l'accusatif. En gros, c'est une particule qui un mot est le sujet qui fait l'action ou l'objet qui la subit. Grâce à ça, pas besoin d'un ordre de mots défini à la "sujet-verbe-complément" cher aux langues latines.

    En fait, l'ordre sujet-verbe-complément (comme ordre par défaut) représente près de la moitié des langues mondiales, avec sujet-complément-verbe près d'une moitié aussi, et les autres ordres sont beaucoup moins courants. Par contre, il me semble que c'est un fait que, les langues créoles (formées à partir du contact entre deux langues) sont le plus souvent sujet-verbe-complément. Mais bon, personnellement, je ne pense pas qu'il faut attacher trop d'importance à ça : en espagnol c'est par exemple assez courant (surtout en poésie), d'utiliser des ordres alternatifs sans aucun marqueur (ni accusatif ou autre), et le résultat se comprend de toutes façons dans 99% des cas (un accusatif serait peut-être utile dans le 1% qui reste). C'est une des raisons pour lesquelles de mon point de vue en espéranto l'accusatif au fond est optionnel (même si pas trop officiellement), étant donné qu'il ne se déroule même pas une conversation à l'oral sans qu'à un moment ou à un autre il soit oublié et que le message passe pourtant quand même ; d'ailleurs, ça me fait un peu rire quand quelqu'un (ça m'est déjà arrivé aussi ^^) se sent comme tout honteux obligé de rajouter un -n alors qu'il l'a déjà oublié (un des inconvénients de ne pas avoir une particule à part, mais de rajouter un truc à une syllabe existante). J'ai remarqué que même les natifs l'oublient assez souvent (du moins quand leur autre langue natale n'a pas l'accusatif).