En fait, en Lojban c'est toujours comme dans cet exemple en anglais que j'ai donné, justement. Par métaphorique, j'entends l'usage de prépositions et de cas grammaticaux : en pratique, toutes les langues finissent par surcharger énormément un nombre réduit de prépositions ou cas grammaticaux, de façon plus ou moins logique, mais souvent assez intuitive pour le cerveau humain (ce qui n'est pas intuitif par contre, c'est quand de façon prescriptive telle ou telle préposition est interdite dans tel ou tel contexte sans aucune raison dans certaines langues comme le français ou l'anglais).
Ithkuil essaie d'être complet à ce niveau en ayant un nombre de cas grammaticaux différents épouvantable (plus de 90 si mes souvenirs sont bons, et c'est une des parties «faciles» de la langue...), mais personnellement je doute qu'il n'y ait à aucun moment un usage pas totalement logique du système qui de toutes façons est probablement au-delà des capacités de l'être humain, donc l'intérêt comme langue est limité (par contre comme source d'infos linguistiques c'est pas mal du tout).
Du coup, en Lojban, par souci de simplicité et de logique en même temps, chaque verbe est défini comme une relation entre arguments. Par exemple, le verbe «aller» (klama) est défini comme un prédicat à 5 arguments: «x1 va à la destination x2 depuis l'origine x3 par le chemin x4 et le moyen de locomotion x5» et on doit retenir le numéro de chaque argument pour chaque verbe. En pratique, en dehors des verbes les plus courants, c'est rare qu'il y ait plus de 3 arguments (5 c'est le max), et la plupart du temps il n'y en a que deux, voire un seul, donc c'est pas si terrifiant que ça en a l'air (mais un peu quand même), et, en vrai, il y a aussi des prépositions en lojban, donc parfois c'est possible d'adopter une approche plus métaphorique est de laisser tomber les arguments (qui sont tous optionnels). Et d'un autre côté, retenir les arguments est facilité parfois aussi du fait que du verbe «aller» on peut déduire logiquement les concepts associés à chacun des arguments (par exemple «se klama» = «destination», «te klama» = «origine», «ve klama» = «chemin» et «xe klama» = «moyen de locomotion»), et des mots comme «acheter» et «vendre» se déduisent aussi l'un de l'autre de cette façon, donc ça aide un peu.
[^] # Re: Pas si internationale
Posté par anaseto . En réponse à la dépêche État de l’espéranto sous GNU/Linux. Évalué à 4.
En fait, en Lojban c'est toujours comme dans cet exemple en anglais que j'ai donné, justement. Par métaphorique, j'entends l'usage de prépositions et de cas grammaticaux : en pratique, toutes les langues finissent par surcharger énormément un nombre réduit de prépositions ou cas grammaticaux, de façon plus ou moins logique, mais souvent assez intuitive pour le cerveau humain (ce qui n'est pas intuitif par contre, c'est quand de façon prescriptive telle ou telle préposition est interdite dans tel ou tel contexte sans aucune raison dans certaines langues comme le français ou l'anglais).
Ithkuil essaie d'être complet à ce niveau en ayant un nombre de cas grammaticaux différents épouvantable (plus de 90 si mes souvenirs sont bons, et c'est une des parties «faciles» de la langue...), mais personnellement je doute qu'il n'y ait à aucun moment un usage pas totalement logique du système qui de toutes façons est probablement au-delà des capacités de l'être humain, donc l'intérêt comme langue est limité (par contre comme source d'infos linguistiques c'est pas mal du tout).
Du coup, en Lojban, par souci de simplicité et de logique en même temps, chaque verbe est défini comme une relation entre arguments. Par exemple, le verbe «aller» (klama) est défini comme un prédicat à 5 arguments: «x1 va à la destination x2 depuis l'origine x3 par le chemin x4 et le moyen de locomotion x5» et on doit retenir le numéro de chaque argument pour chaque verbe. En pratique, en dehors des verbes les plus courants, c'est rare qu'il y ait plus de 3 arguments (5 c'est le max), et la plupart du temps il n'y en a que deux, voire un seul, donc c'est pas si terrifiant que ça en a l'air (mais un peu quand même), et, en vrai, il y a aussi des prépositions en lojban, donc parfois c'est possible d'adopter une approche plus métaphorique est de laisser tomber les arguments (qui sont tous optionnels). Et d'un autre côté, retenir les arguments est facilité parfois aussi du fait que du verbe «aller» on peut déduire logiquement les concepts associés à chacun des arguments (par exemple «se klama» = «destination», «te klama» = «origine», «ve klama» = «chemin» et «xe klama» = «moyen de locomotion»), et des mots comme «acheter» et «vendre» se déduisent aussi l'un de l'autre de cette façon, donc ça aide un peu.