simplifier la langue. Par exemple, la disparition du « ne » dans les « ne pas »
Simplification qui fait suite à une forte complexification. On est passé de « je n’avance » à « je n’avance [d’un] pas », de « je ne bois » à « je ne bois [même une] goutte », de « je ne mange » à « je ne mange [ne serait-ce qu’une] mie », etc. De là, « pas » a bouffé pratiquement tous les autres, qui ne restent que dans des expressions souvent considérées comme désuètes, comme « n’y voir goutte ». Et maintenant, la tendance est, en effet, à la disparition du « ne », qui est une simplification. Peut-être repartira-t-elle dans l’autre sens par la suite. J’entends assez souvent dire « trop pas », par exemple, qui n’est finalement qu’un nouveau « pas du tout », lui-même déjà redondant.
[^] # Re: Pas si internationale
Posté par ɹǝıʌıʃO . En réponse à la dépêche État de l’espéranto sous GNU/Linux. Évalué à 6.
Simplification qui fait suite à une forte complexification. On est passé de « je n’avance » à « je n’avance [d’un] pas », de « je ne bois » à « je ne bois [même une] goutte », de « je ne mange » à « je ne mange [ne serait-ce qu’une] mie », etc. De là, « pas » a bouffé pratiquement tous les autres, qui ne restent que dans des expressions souvent considérées comme désuètes, comme « n’y voir goutte ». Et maintenant, la tendance est, en effet, à la disparition du « ne », qui est une simplification. Peut-être repartira-t-elle dans l’autre sens par la suite. J’entends assez souvent dire « trop pas », par exemple, qui n’est finalement qu’un nouveau « pas du tout », lui-même déjà redondant.